Aéronautique : la colère des employés de Derichebourg à Toulouse

France 2

Le secteur aéronautique est en grande difficulté. Un plan de relance de 15 milliards d’euros a, certes, été annoncé cette semaine, mais au-delà d’Airbus, la crise entraîne de grandes difficultés pour les sous-traitants.

Vendredi 12 juin, les salariés de Derichebourg, à Toulouse (Haute-Garonne), ont exprimé leur colère. La signature d’un accord de performance collective les prive notamment de leur prime de repas et transports. "D’un salaire de 1 900 euros nets, je vais passer à un salaire de 1 500 euros nets", se désole un manifestant. "Ils anticipent la crise, mais c’est nous qui allons payer les pots cassés", ajoute un autre.

Signer ou partir

En échange, l’entreprise renonce à supprimer 700 emplois. "Le point positif, c’est que ça préserve les emplois. Mais les conditions vont être tellement difficiles pour les salariés, par rapport à la perte de leur pouvoir d’achat, que nombre d’entre eux risquent de refuser de signer l’avenant et donc d’être licenciés pour cause réelle et sérieuse", s’inquiète Arnaud Cassar, délégué syndical CFE-CGC Derichebourg.

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