A quoi ressemblera la France dans dix ans ? Un rapport donne des pistes

Le président de la République, François Hollande, en visite dans la principauté d\'Andorre, le 12 juin 2014.
Le président de la République, François Hollande, en visite dans la principauté d'Andorre, le 12 juin 2014. (FRED DUFOUR / AFP)

Désendettée, plus démocratique... Telle est la France de 2025 dessinée dans un rapport remis au président de la République.

Réduire de 30% le prix des logements, se hisser parmi les dix pays où l'on vit le mieux, réduire de moitié l'illettrisme : un rapport remis mercredi 25 juin à François Hollande dessine les enjeux de "la France dans dix ans".

Commandé par le président de la République après un séminaire gouvernemental à l'été 2013, ce rapport de 230 pages agrémentées de 33 "indicateurs chiffrés" se veut "une analyse des enjeux essentiels auxquels la société française doit répondre et de leurs implications". Il a été rédigé par le Commissariat général à la stratégie et à la prospective, désormais appelé "France Stratégie". Créé en avril 2013, il remplace le Centre d'analyse stratégique et est dirigé par l'économiste Jean Pisani-Ferry.

Ce rapport, explique-t-il en introduction, n'est "ni un essai de futurologie ni un exercice de projection économique ni un catalogue des réformes supposées indispensables". C'est "un inventaire raisonné des principales questions qui se posent à nous à horizon de dix ans, d'une discussion argumentée, des réponses qui peuvent leur être apportées, et d'une réflexion sur la stratégie du changement".

Baisser d'un tiers le prix des logements

Un chapitre est cependant entièrement consacré à la stratégie pour mettre en œuvre les objectifs que fixe le Commissariat général, et la plupart des indicateurs chiffrés correspondent à des pistes de réforme, cachées derrière de grandes idées générales, comme "une égalité républicaine effective" ou "une société décloisonnée et ouverte sur le monde".

Parmi ces pistes, quelques-unes devraient faire plus de bruit que d'autres. C'est le cas de la réduction de 30% du prix des logements en euros constants afin de créer un "modèle social lisible et inclusif" ou l'interdiction du cumul des mandats pour lutter contre "la désaffection croissante", notamment des classes défavorisées et des jeunes, "vis-à-vis des élus et du personnel politique en général".

Limiter les investissements de production d'électricité

Au sujet de la transition énergétique, Jean Pisani-Ferry recommande, outre le renchérissement des amendes pour atteintes à l'environnement, de "découpler croissance et pressions sur l'environnement". Il estime aussi nécessaire, "au moins jusqu'en 2020, de limiter les nouveaux investissements de production d'électricité tout en poursuivant le développement des énergies renouvelables, notamment pour la production de chaleur".

Autre objectif phare : réduire la dépense publique de 6 points en dix ans, pour la faire passer de 54,8% à 48,8% du produit intérieur brut, afin de stabiliser la dette à 75% du PIB.

D'autres pistes sont plus prévisibles et ont déjà été avancées dans nombre de rapports : réformer le système d'orientation scolaire, lutter contre les discriminations au travail, développer de nouvelles filières économes en carbone, encourager la mobilité étudiante, le bénévolat, réformer le système de formation tout au long de la vie, évaluer les politiques et services publics ou encore promouvoir la responsabilité sociale des entreprises.

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