74.100 emplois supprimés au 2e trimestre

Demandeuse d\'emploi devant des annonces dans une agence ANPE
Demandeuse d'emploi devant des annonces dans une agence ANPE (© France 2)

L'économie a subi 74.100 pertes nettes d'emplois salariés au 2e trimestre (-0,5% postes en un trimestre, -2,5% en un an)

L'économie a subi 74.100 pertes nettes d'emplois salariés au 2e trimestre (-0,5% postes en un trimestre, -2,5% en un an)L'économie a subi 74.100 pertes nettes d'emplois salariés au 2e trimestre (-0,5% postes en un trimestre, -2,5% en un an)

Cela représente environ deux fois moins de pertes qu'au 1er trimestre, selon les données provisoires diffusées vendredi par le ministère de l'Emploi.

Entre le 2e trimestre 2008 et le 2e trimestre 2009, les destructions nettes d'emplois salariés ont dépassé 400.000 en France, selon cette estimation réalisée par l'Insee.

Cela ramène à 15,65 millions le nombre total de salariés dans les secteurs principalement marchands, c'est-à-dire les entreprises de toutes tailles et de toutes activités, hors agriculture, administration, éducation, santé, action sociale.

Lors des trois premiers mois de 2009, l'économie française avait détruit près de deux fois plus d'emplois salariés (-168.300 dans les secteurs principalement marchands) que sur tout 2008, un record historique.

Répit pour le marché du travail au 2e trimestre 2009


Alors que, depuis le 2e trimestre 2008, la différence entre le nombre d'emplois créés et détruits avait été de plus en plus négative au fil du temps, les chiffres du 2e trimestre 2009 semblent marquer un infléchissement.

"La dégradation du marché du travail au deuxième trimestre semble avoir été moins importante qu'au début de l'année, mais les pertes d'emploi sur l'ensemble de l'année seront sensibles", a déclaré la ministre de l'Emploi Christine Lagarde dans une interview parue vendredi dans le Figaro. La ministre avait prévenu jeudi que la situation de l'emploi devrait rester "difficile" dans les prochains trimestres, en dépit du retour de la croissance au 2e trimestre (+0,3%).

Comme c'était le cas au début de la crise, les destructions d'emplois au 2e trimestre sont largement imputables à l'intérim (-16.300 au 2e trimestre à 419.600 postes) et à l'industrie (-55.300 à 3,5 millions). En un an, le nombre de postes temporaires a chuté de 198.400 (-32,1%), précise le département des statistiques du ministère (Dares). Les emplois en intérim sont comptabilisés dans les services, même quand il s'agit de missions effectuées dans l'industrie ou le bâtiment.

Le secteur des services, premier gisement d'emplois en France, a enregistré au total une destruction nette de 22.400 emplois salariés au 2e trimestre (-0,2% sur un trimestre), à 10,66 millions.

La construction a encore créé des emplois, mais seulement 3.600 au 2e trimestre (+0,2%).