500 millions d'euros d'amendes ont été infligés par l'Autorité de la concurrence en 2017

Le siège de l\'Autorité de la concurrence, à Paris
Le siège de l'Autorité de la concurrence, à Paris (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Parmi les entreprises sanctionnées par l'Autorité de la concurrence, on retrouve le groupe energétique Engie mais aussi le leader français de la boule de pétanque Obut.

De nombreuses entreprises ont été sanctionnées en 2017 pour ententes illégales ou abus de position dominante, selon le bilan annuel de l'Autorité de la concurrence, dévoilé lundi 25 juin. Conséquence : le gendarme du secteur a infligé 500 millions d'euros d'amendes l'an dernier. Il ne s'agit pas d'un record : en 2015, les amendes s'étaient élevées à plus de 1 milliard 200 millions d'euros.

Énergie, loisirs, industrie : tous les secteurs sont concernés

En 2017, l'Autorité de la concurrence a particulièrement sanctionné trois fabricants de sol en lino. Après six ans d'enquête, les entreprises Gerflor, Forbo et Tarkett ont reçu une amende de 302 millions d'euros pour des ententes illégales. De hauts responsables de chaque fabricant se retrouvaient secrètement dans des hôtels. Ils s'accordaient sur les prix et les stratégies à adopter face aux concurrents. Ces pratiques ont duré près de 20 ans.

Engie a également été sanctionné pour abus de position dominante. Le groupe énergétique doit payer 100 millions d'euros pour avoir incité ses clients à basculer sur des offres non réglementées de gaz et d'électricité. Le discours commercial de l'entreprise était parfois trompeur et pas suffisamment transparent.

Enfin, le secteur des loisirs n'échappe pas aux sanctions : le fabricant de boule de pétanque Obut a été condamné à payer 320 000 euros d'amende. Le leader en France imposait ses prix à des milliers de distributeurs pendant sept ans. Les réfractaires étaient menacés de représailles commerciales.