VIDEO. Avoriaz dans les années 70, du glamour et du frisson

Avoriaz dans les années 70, c'est "the place to be", l'endroit où il faut être vu. Gérard Brémond, le futur inventeur de Pierre & Vacances, ne manque pas d'idées pour remplir sa station : offrir des vacances aux stars du show-biz, créer un festival du film fantastique… Extrait d’une saga racontée par "Complément d'enquête".

En janvier 1967, un jeune inconnu a lancé avec le champion de ski Jean Vuarnet le projet fou d'une station de ski sans voitures. Pari réussi. Avoriaz va vite devenir "the place to be", l'endroit où il faut être vu. Une vogue un peu aidée par le talent de Gérard Brémond – c'est le nom du patron de l'empire Pierre & Vacances, dont Avoriaz est la première pierre – pour le marketing… "Complément d'enquête" raconte l’éclatante réussite de cet entrepreneur.

Le Saint-Tropez des neiges

Son premier coup de génie ? Offrir des vacances aux stars du show-biz, grâce au carnet d'adresses de papa, promoteur immobilier parisien. Les acteurs de l'époque, les chanteurs yéyé comme Johnny Hallyday, Sylvie Vartan ou Nicoletta débarquent de la capitale en train. Avoriaz devient le Saint-Tropez des neiges. Même Joe Dassin vient pousser la chansonnette sur les pistes.

La plus belle pub : le Festival international du film fantastique

Un deuxième coup de génie va suivre. Pour remplir la station, le futur empereur des résidences de tourisme a une autre idée : en 1973, Brémond lance le Festival international du film fantastique. Le premier du genre. "On se cachait sous les écharpes, les gens s'évanouissaient dans la salle et les pompiers venaient les sortir !" raconte une "brémondmaniaque" de la première heure dans cet extrait. "Les gens avaient très, très peur. Ça n'existait pas, le cinéma comme ça !"

Spielberg et De Palma, rien que ça…

Si l'objectif de départ n'a rien de culturel, le festival naissant va (par hasard) frapper un grand coup dans l'histoire du cinéma. "Qu'est-ce qu'on a eu comme premier prix ? raconte son premier directeur, Gaël de La Porte du Theil. Un type totalement inconnu. Sa société de production n'arrivait pas à vendre son film, qui était un film de télé. Le type, c'était… Steven Spielberg !" Et le film ? "C'était Duel... C'est quelque chose qui marque ! Surtout quand l'année suivante, on fait la même chose avec Brian De Palma [pour Phantom of the Paradise] !"

Extrait de "Pierre & Vacances, la saga", un document de "Complément d'enquête".

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