Tourisme en France : un mois de juillet "décevant", mais "l'effet attentat s'estompe"

Des vacanciers aux Deux-Alpes, le 31 juillet 2017.
Des vacanciers aux Deux-Alpes, le 31 juillet 2017. (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)

Bilan en demi-teinte pour le tourisme estival : le mois de juillet a été "décevant, pour ne pas dire très décevant" a avancé Didier Arino, directeur du cabinet Protourisme. Mais le "mois d'août s'annonce très bon".

Les professionnels du tourisme tirent un premier bilan. Le mois de juillet a été "en demi-teinte", a indiqué mercredi 2 août sur franceinfo Didier Arino, directeur du cabinet Protourisme, notamment à cause d'une météo qui "ne nous a absolument pas aidés", même si "l'effet attentat s'estompe".

franceinfo : quel bilan peut-on dresser du mois de juillet côté tourisme en France ?

Didier Arino : Juillet est décevant, pour ne pas dire très décevant. Les réservations étaient bonnes à la fin du mois de juin, et malheureusement, à cause de la météo, les réservations de dernière minute se sont portées plutôt vers des destinations soleil à l'étranger. Au final, ça fait un mois de juillet en demi-teinte, avec une légère baisse des nuitées sur les façades atlantique et méditerranéenne.

La météo a-t-elle eu une influence ? 

La météo ne nous a absolument pas aidés, il a manqué les clientèles de proximité, notamment française qui réserve en dernière minute. Les vacances sont tellement importantes pour nos concitoyens qu'ils attendent que toutes les conditions soient réunies, le bon prix et la bonne météo. Il est vrai que les opérateurs ayant été bien réservés en amont, ils ont eu tendance à ne pas faire de promotion. L'effet immédiat a été un déclenchement de séjours vers les destinations étrangères. Certains territoires s'en sortent mieux, comme Paris, et quelques grandes villes comme Bordeaux.

Comment s'annonce le mois d'août ?

Le mois d'août s'annonce bon. Mais à chaque fois, c'est dame Météo qui fait les arbitrages. On a encore le mois de septembre. On avait de l'avance jusqu'au mois de juillet, on a perdu une partie de cette avance. C'est quand même mieux qu'en 2016, même si ce n'est pas extraordinaire. L'effet attentat, l'effet grève, s'estompe peu à peu, espérons que la dynamique se poursuive.

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