"Il faut s'arrêter et faire la sieste" : les conseils pour éviter de s'endormir au volant

Embouteillages sur l\'A7, près de Valence, le 4 juillet 2015.
Embouteillages sur l'A7, près de Valence, le 4 juillet 2015. ( MAXPPP)

Six conducteurs sur 10 ont déjà somnolé au volant, d'après une étude de l'Ifop pour MMA.

Le début des vacances scolaires d'été s'annonce chargé sur les routes, dès le week-end du 8 et 9 juillet 2017. Les embouteillages qui augmentent les temps de trajet sont propices aux épisodes de somnolence au volant. La fatigue accumulée toute l'année et le fait de se lever plus tôt pour éviter les bouchons sont aussi des facteurs d'endormissement. D'après une étude Ifop pour MMA, 64% des Français reconnaissent avoir déjà piqué du nez en conduisant, dont la moitié avoue en avoir fait l'expérience à plusieurs reprises.

"Il y a des signes [à l'endormissement] que nous pouvons tous reconnaître : l'envie de bâiller, l'envie de s'étirer, lorsqu'on bouge beaucoup sur notre siège, ou lorsqu'on ressent des picotements. Il faut s'écouter et il faut s'avoir s'arrêter", explique Anne Lavaud, déléguée générale de l'association Prévention routière

Première cause de mortalité sur autoroute

La seule solution efficace est la sieste, d'après le Professeur Damien Léger, responsable du centre de sommeil de l'Hôtel Dieu à Paris : "dès que l'on risque un accident à cause de la somnolence, il faut tout de suite s'arrêter parce que dans la demi-heure qui suit, on a dix fois plus de risques de s'endormir au volant. Il faut s'arrêter et faire la sieste. C'est le seul moyen qui marche bien. Toutes les mauvaises habitudes comme ouvrir la fenêtre, mettre la musique plus fort, accélérer pour essayer de se stimuler, ne fonctionnent pas". 

64% des Français interrogés déclarent qu'ils font une pause quand ils se sentent fatigués. Seul un quart fait une sieste pour se reposer, d'après l'étude. Sur l'autoroute, la somnolence tue plus que l'alcool et la vitesse, c'est la première cause d'accident mortel.

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