Avion retardé : comment être indemnisé ?

FRANCE 2

En cas de retard, les compagnies aériennes estiment parfois ne pas devoir rembourser les passagers. Mais des entreprises spécialisées partent à la chasse aux indemnités.

Les départs en vacances en avion sont parfois source de désagrément : des avions qui ne décollent pas à l'heure prévue ou ne décollent pas du tout... Pour les passagers le repos s'envole, les soucis restent. Ayoub a raté sa correspondance en Suisse alors qu'il partait à Singapour à cause du retard de son premier avion. Il ne pourra s'envoler que 12 heures plus tard, une bonne journée de voyage et une nuit d'hôtel perdues. Pour seule réponse de la compagnie, il aura droit à des excuses et un refus d'indemnisation. Il demande l'aide d'une entreprise spécialisée et obtient finalement 1 200 € pour lui et sa compagne. L'intermédiaire s'est rémunéré 360 € sur cette somme.

La mauvaise foi des compagnies

Il existe une trentaine d'entreprises du genre en Europe. En France 3 millions de passagers sont concernés par des incidents de trajet. Les voyageurs ignorent souvent leur droit face à des compagnies de mauvaise foi. Pour ne pas payer les indemnités obligatoires après 3 heures de retard, une compagnie prétend auprès d'une entreprise que son vol a eu 2h57 de retard. Un rapide coup d'œil à l'ouverture des portes permet de constater la supercherie.

La réglementation européenne prévoit des remboursements en cas d'annulation de vol ou de refus d'embarquement de la part de la compagnie, des indemnités dès 3 heures de retard : 250 € (moins de 1 500 km), 400 € (1 500-3 500 km) et 600 € (3 500 km et plus). Météo, problèmes techniques et grèves sont autant de motifs pour prétendre à un remboursement. Et ce dans les cinq ans après le vol.

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