Un test permet de déceler Alzheimer six ans avant les premiers symptômes

Une femme atteinte de la maladie d\'Alzheimer regarde une photo, dans une maison de retraite d\'Angervilliers (Essonne), le 18 mars 2011. 
Une femme atteinte de la maladie d'Alzheimer regarde une photo, dans une maison de retraite d'Angervilliers (Essonne), le 18 mars 2011.  (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Une société américaine a mis au point cette technologie, baptisée Neurostack. Son principe : faire défiler des images et observer le mouvement des yeux du patient.

En étudiant le mouvement de vos yeux, il peut indiquer si vous risquez de bientôt développer la maladie d'Alzheimer. Neurostack est un nouveau test permettant d'établir un diagnostic bien avant l'apparition des symptômes de cette maladie qui touche principalement les personnes âgées. Il a remporté, mardi 12 mars, le prix de l'innovation en santé du festival South by South West (SXSW) à Austin, au Texas (Etats-Unis). 

Cette technologie sera dans un premier temps disponible pour les laboratoires pharmaceutiques, puis pour les médecins et les hôpitaux.

Détecter les perturbations de l'hippocampe 

Le test, développé en coopération avec l'université d'Emory à Atlanta (Géorgie, Etats-Unis) et une équipe de neuroscientifiques, consiste à faire comparer au patient des images apparaissant brièvement sur un écran : certaines sont nouvelles, tandis que d'autres ont déjà été vues. "En étudiant la manière dont ces personnes font bouger leurs yeux, et comment ils regardent les nouvelles images par rapport à des images familières, nous pouvons détecter des perturbations existant dans le fonctionnement de l'hippocampe", la partie du cerveau qui joue un rôle central dans la mémoire, explique Elli Kaplan directrice générale de l'entreprise basée en Virginie.

"Aujourd'hui, on repère Alzheimer seulement une fois que tous les symptômes se sont manifestés, déplore-t-elle. Mais il y a alors déjà eu des dégâts irréparables depuis des années."  Dont deux grand-parents de Elli Kaplan sont atteints de la maladie. "Notre espoir est que d'ici dix ans, il existe un traitement. On aurait juste à faire un test annuel et si on apprenait qu'on risque de développer un Alzheimer, on pourrait faire quelque chose pour l'éviter", conclut-elle. 

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