Se gratter à la cheville, c'est le pied

Des gratte-dos à Taipei (Chine).
Des gratte-dos à Taipei (Chine). (FRUMM JOHN / HEMIS.FR)

Des chercheurs américains ont découvert que le dos n'est pas la zone que l'on prend le plus de plaisir à gratter.

Le philosophe grec Démocrite écrivait : "Les hommes éprouvent à se gratter le même plaisir qu'à faire l'amour." Mais une étude publiée dans le très sérieux British Journal of Dermatology montre aujourd'hui que toutes les parties du corps ne sont pas égales devant le plaisir qu'on prend à les gratouiller.

Des chercheurs américains ont provoqué, à l'aide d'une plante irritante, des démangeaisons au niveau de l'avant-bras, de la cheville et du dos de 18 volontaires. Ils leur ont d'abord demandé où la démangeaison était la plus forte, puis, les autorisant à se gratter, où ils ressentaient le plus de plaisir à le faire.

La cheville, un maximum de plaisir

Les résultats indiquent que pour le dos et l'avant-bras, le plaisir diminue avec l'intensité de la démangeaison, mais qu'au niveau de la cheville, le plaisir à se gratter reste élevé même si la zone ne démange plus. En outre, plus l'irritation se situe haut dans la zone qui démange, plus le plaisir à la soulager est intense.

Mais les scientifiques n'entendent pas se borner à ces trois parties du corps : ils s'attaqueront bientôt aux "démangeaisons du cuir chevelu ou de la région ano-génitale", précise NPR (lien en anglais). Tout un programme.

Vous êtes à nouveau en ligne