Ariège : la préfète se veut rassurante après plusieurs attaques d'ours

Des montagnes dans l\'Ariège, en 2014.
Des montagnes dans l'Ariège, en 2014. (FABIEN BOUTET / PHOTONONSTOP / AFP)

Toutefois, elle n'a pas donné de date pour le lancement du dispositif d'effarouchement que le gouvernement s'est engagé à mettre en place.

La préfète de l'Ariège a tenu, vendredi 14 juin, à apporter son soutien aux éleveurs et bergers, victimes de plusieurs attaques d'ours ces dernières semaines. Elle a annoncé la mise en place dans le département d'un ensemble de mesures de soutien au pastoralisme.

Ce geste survient après la mésaventure, mercredi, d'un jeune randonneur affirmant avoir été chargé par un ours en Ariège. Un incident qui a rallumé encore davantage le débat entre partisans et adversaires du plantigrade.

Bergers d'appui, abris d'urgence et radio téléphones portatifs

Alors que la transhumance a commencé, en Ariège, 10 attaques d'ours ont été recensées en quelques jours, et 14 animaux ont été tués, a indiqué la préfète Chantal Mauchet lors d'une conférence de presse. "La mise en place des premières mesures présentées dans la feuille de route du gouvernement a commencé", a-t-elle ajouté.

Sur l'estive du Trapech, et à la demande du groupement pastoral, des bergers d'appui ont déjà effectué des gardes nocturnes durant plusieurs nuits. D'autres seront envoyés en renfort dans les Pyrénées selon les besoins, a affirmé la préfète. Par ailleurs, six "abris d'urgence", des cabanes en bois rudimentaires pouvant être héliportées, seront installées sur cinq estives ariégeoises "pour que les bergers puissent s'abriter au plus près de leurs bêtes". Des radio téléphones portatifs seront également mis à leur disposition.

Toutefois, la préfète n'a pas donné de date pour le lancement du dispositif d'effarouchement que le gouvernement s'est engagé à mettre en place.

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