L'UE fait le ménage dans les étiquettes alimentaires mensongères

La liste établie par la Commission européenne comprend 222 allégations qui seront autorisées dans les 27 pays de l\'Union européenne. 
La liste établie par la Commission européenne comprend 222 allégations qui seront autorisées dans les 27 pays de l'Union européenne.  (MAURIZIO POLVERELLI / TIPS / PHOTONONSTOP)

"Le calcium est bon pour le cœur", "favorise le transit intestinal"... L'Union européenne va interdire les mentions sur les prétendues vertus d'un produit sur la santé si elles ne sont avérées.

Est-ce la fin de la publicité mensongère en matière de produits alimentaires ? La Commission européenne a adopté, mercredi 16 mai, une liste de 222 "allégations de santé", c'est-à-dire les vertus d'un produit sur la santé, qui sont désormais autorisées sur les étiquettes, les emballages et les publicités pour les produits alimentaires. Objectif de la Commission : mettre fin aux affirmations trompeuses.

"Renforce les défenses naturelles de l'organisme, favorise le transit intestinal, sans sucres ajoutés, le calcium contribue à améliorer la densité osseuse", etc. : de telles allégations nutritionnelles et de santé sont devenues des arguments de vente essentiels pour l'industrie agroalimentaire. A la demande notamment d'associations de consommateurs, l'Union européenne a cherché à y mettre bon ordre en les répertoriant au registre communautaire "sur la base d'avis scientifiques solides", a indiqué la Commission.

Un long et complexe processus 

Parmi les mentions qui seront interdites : "le calcium est bon pour le cœur", "le thé vert vous aide à avoir une bonne tension", relate Europe 1.fr. Ou encore : "renforce les défenses naturelles de l'organisme", "favorise le transit intestinal", "sans sucres ajoutés", "le calcium contribue à améliorer la densité osseuse", rapporte L'Usine nouvelleEn revanche, "le calcium est bon pour les os" sera par exemple autorisée.

La liste établie comprend 222 allégations qui seront autorisées dans les 27 pays de l'UE et les producteurs disposent d'une période de six mois pour adapter les étiquetages et les publicités. A partir du début du mois de décembre 2012, toutes les allégations qui ne sont pas autorisées seront interdites, a précisé la Commission.

Le processus, très complexe à mener, a été lancé en 2008 lorsque les Etats membres ont soumis une liste de 44 000 allégations de santé, que la Commission a réduit à 4 600. Sur celles-ci, 222 ont donc reçu le feu vert, tandis que plus de 1 600 n'étaient pas autorisées et que l'examen se poursuit sur les quelque 2 200 autres, essentiellement des produits à base végétale.

Vous êtes à nouveau en ligne