Crottes de chien, choucroute, tornades : trois sources d'énergie insolites

Une tornade à Netanya, près de Tel-Aviv (Israël), le 8 octobre 2010.
Une tornade à Netanya, près de Tel-Aviv (Israël), le 8 octobre 2010. (JACK GUEZ / AFP)

Francetv info détaille trois idées plus originales que les désormais bien connues énergies solaire, éolienne ou marémotrice.

Un Français sur dix a des difficultés à payer ses factures d'énergie. Comment la faire baisser ? Entreprises et collectivités y travaillent et continuent de pousser la recherche sur les énergies renouvelables. Et comme les énergies solaire, éolienne ou encore marémotrice sont désormais bien connues, francetv info en détaille trois autres, plus surprenantes.

1Les crottes de chien

Au lieu de joncher les trottoirs, elles pourraient fournir de l'électricité. Le quotidien britannique The Independent (en anglais) a rapporté, dimanche 28 avril, le projet du Britannique Gary Downie et de son entreprise Streetkleen Bio (soit "rues propres" en phonétique). Le journal indique qu'après trois ans de développement, l'idée doit être testée en juillet dans une localité de Grande-Bretagne encore secrète.

Comment Streetkleen va-t-elle procéder ? Elle va recourir à la méthanisation, une méthode qui transforme des matières organiques en énergie par "la dégradation par des micro-organismes de la matière organique, en conditions contrôlées, et en l'absence d'oxygène", explique l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie sur son site. Ce procédé est différent du compostage, qui est réalisé avec de l'oxygène, au contact de l'air.

Concrètement, l'entreprise compte récolter les crottes de chien ramassées par les autorités locales. Son système peut traiter de 500 kg à trois tonnes de déchets par jour. Un volume qui permettrait d'alimenter en électricité une soixantaine de foyers.

Mais il n'y a pas que les crottes de chien qui peuvent générer de l'énergie. Le Figaro indiquait en 2011 qu'une filiale de Suez Environnement menait un projet pilote pour produire de l'énergie à partir de couches usagées. Et il est également possible de faire de la méthanisation avec du melon ou encore du fromage, indique le site spécialisé dans le bâtiment Batiactu.

2Le jus de chou

Ce procédé innovant est mis en œuvre dans une station de traitement des eaux usées située près de Krautergersheim (Bas-Rhin), la "capitale" autoproclamée de la choucroute. Depuis plus d'un an, la station d'épuration du Bassin de l'Ehn recycle le déchet acide que génèrent les choucroutiers locaux. 

Le biogaz obtenu est utilisé sur place pour produire la chaleur nécessaire à plusieurs installations de la station, voire de l'électricité revendue au réseau EDF. Au total, le biogaz produit sur un an correspond à la consommation d'énergie de 1 500 personnes.

3Les tornades

L'inventeur canadien Louis Michaud tente d'utiliser la gigantesque énergie générée par ces phénomènes météorologiques pour produire de l'électricité. Comment compte-t-il y arriver ? En créant d'abord des tornades artificielles grâce à un "moteur à tourbillon atmosphérique". Ensuite, en les gardant sous contrôle afin de fabriquer du courant grâce à des éoliennes. Les concepteurs envisagent à terme de générer un tourbillon de 20 km de haut. Voici un aperçu d'un petit générateur de vortex :

Le projet est suprenant mais a retenu l'attention de la Fondation Thiel, qui lui a accordé 300 000 dollars canadiens (soit 226 000 euros) pour construire un premier prototype de son générateur de tornades, rapportait Radio Canada en décembre 2012. La société de l'inventeur indique sur son site que l'engin devrait faire 8 mètres de haut. Il devrait être capable de créer un vortex de 40 mètres de haut et d'un diamètre de 30 centimètres.

Le système ne produit aucune émission de carbone et n'a pas besoin de stockage d'énergie pour fonctionner. Autre argument mis en avant, le faible coût de l'énergie produite : 3 cents de dollar canadien (un peu plus de 2 centimes d'euro) par kilowatt-heure.

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