Bataille gagnée contre les déjections de chiens

La mairie de Paris assure que les déjections canines sont en net recul sur les trottoirs de la capitale

La mairie de Paris assure que les déjections canines sont en net recul sur les trottoirs de la capitaleLa mairie de Paris assure que les déjections canines sont en net recul sur les trottoirs de la capitale

Paris a-t-il gagné la guerre contre les déjections de chiens qui lui valaient d'être montré du doigt à l'étranger ? Ce sujet glissant a cessé d'être un leitmotiv de la presse qui moquait ses trottoirs souillés.

La mairie comme les vétérinaires s'accordent par ailleurs pour noter une diminution du nombre de chiens parisiens.

"En 2001, Paris était la capitale des crottes de chiens", se souvient Yves Contassot (Verts), chargé du dossier après la victoire de la gauche aux municipales.

"C'était un tel problème, que les Japonais l'avaient mis en avant pour contrer notre candidature aux Jeux Olympiques de 2008 !", raconte l'ancien adjoint à la propreté. Sans compter les nombreuses plaintes suite à des chutes.

Depuis, la nuisance a reculé, estime la mairie, ce que conteste l'opposition qui parle de "catastrophe". L'Hôtel de Ville s'appuie sur des rapports de ses services de propreté et sur la baisse du nombre de procès-verbaux entre 2004 et 2008 (de 4.849 à 1.848).

La bataille continue


"La bataille continue. Certains arrondissements, comme le VIIème ou le XIVème, ont encore beaucoup de problèmes", déclare Ludovic Piron, directeur de cabinet de François Dagnaud (PS), adjoint chargé, depuis 2008, de la propreté. "Mais globalement, les campagnes de verbalisation ont porté leurs fruits", dit-il.

Si les fameuses motocrottes, trop coûteuses, ne sont plus en service depuis 2004, la direction de la propreté dispose de 90 agents aptes à verbaliser, en plus de 850 agents de la Direction de la prévention.

Insuffisant pour Philippe Goujon, député-maire UMP du XVème, qui se dit "harcelé" par ses administrés déplorant l'état de leurs rues. Il pointe des "moyens insuffisants, une organisation déficiente, un manque de motivation du personnel". La solution à ses yeux: décentraliser la propreté au niveau de l'arrondissement.

Paris abrite moins de chiens qu'avant. La mairie évalue la baisse à environ 30% depuis 2006-2007. L'ordre national des vétérinaires confirme la tendance, sans pouvoir la quantifier. Elle est d'ailleurs générale, observe-t-on, et peut être reliée à d'autres facteurs, comme le coût d'un animal domestique.

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