Muguet : les fleuristes dénoncent la concurrence déloyale des vendeurs à la sauvette

FRANCE 3

Ce soir, vendredi 28 avril, c'est le début d'un long week-end pour la fête du Travail. La tradition est d'acheter son brin de muguet. De plus en plus de moyens existent pour s'en procurer, les particuliers se transforment même en vendeurs. Une pratique dénoncée par les fleuristes, qui invoquent une concurrence sauvage.

C'est du muguet premier choix qui est livré ce vendredi 28 avril au matin chez ce fleuriste de la métropole lilloise (Nord). Il sera la star de ce long week-end du 1er mai. Une période festive et relativement lucrative. "Moi j'achète 3 000 brins", explique Anne-Marie Deledalle, fleuriste. La commerçante y croit malgré la baisse des ventes du muguet qui s'accentue chaque année. Pour cette fleuriste, c'est la conséquence d'une concurrence déloyale des vendeurs à la sauvette, de plus en plus nombreux sur le terrain.

Les commerçants dénoncent un marché parallèle

"Normalement, celui qui vend en extérieur, c'est du muguet qui est du muguet de jardin ou du muguet des bois, mais maintenant c'est du muguet qu'on achète nous et c'est pas normal, car nous on a nos charges", déplore Anne-Marie Deledalle. Des commerçants qui dénoncent un véritable marché parallèle alimenté par des grossistes qui cassent les prix sur internet. Dans un courrier adressé à plus de 600 maires de la région Hauts-de-France, les professionnels demandent aux élus de prendre enfin les mesures nécessaires afin de faire respecter la loi.

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