Découverte : à la basilique de Saint-Denis

Le patrimoine est vraiment une passion française. Le week-end prochain, vous serez des millions à visiter des bâtisses et des sites d'exception. Dans votre 13 heures, on prend les devants en vous faisant découvrir des merveilles architecturales. Aujourd'hui, direction la basilique de Saint-Denis. Elle abrite, depuis le 6e siècle, les sépultures des rois et reines de France, et l'édifice est en pleine restauration. Depuis deux ans, difficile d'admirer un échaffaudage de 28 m dissimule la façade. Venue de Rome, Ippolita Romeo supervise la restauration des sculptures. Au dessus du portail sud, les travaux viennent de commencer. C'est une phase délicate. Opération chirugicale effectuée avec succès. Sa priorité, déposer les éléments les plus instables, comme les visages de ces statues du 19e siècle. Sur une des dernières têtes à déposer, on voit bien la fissure. La pierre calcaire est couverte d'une croûte noire due à la pollution et aux intempéries. Elle sera nettoyée par microabrasion. La preuve, sur la partie centrale de la façade vient d'être traitée. On est en phase de finitions. On greffe des sculptures neuves. Pour que les copies ne jurent pas avec les originales, il faudra les patiner. A l'étage supérieur, des ouvriers qualifiés vont sculpter les pierres remplacées sur certains motifs. D'après les photos anciennes, une patte était orientée vers le spectateur. Thomas Clouet, l'architecte du patrimoine qui suit ce chantier, veille à ce que les détails soient reproduits conformément au tracé d'origine. Une restauration réussie est une restauration qui ne se voit pas. Le visiteur observe le monument mais ne se doute pas qu'il y a eu des travaux. Le chantier a permis de retrouver des couleurs qui ornaient la façade au 12e siècle. Ces traces seront conservées pour l'histoire. Propriétaire de la basilique, l'Etat finance le chantier par tranches: 1,1 million d'euros pour la travée nord, déjà terminée, 1,15 million pour la travée centrale, 900.000 pour la travée sud, plus de 3 millions au total. L'enjeu dépasse la simple sauvegarde du monument. La Seine-Saint-Denis est l'un des départements les plus pauvres. Cette dépense publique va avoir un effet sur l'économie locale. La basilique abrite la plus grande nécropole royale d'Europe. 43 rois, 32 reines reposent ici. Pourtant, elle reste en marge des grands circuits touristiques, seulement 172.000 visiteurs l'an dernier contre 13 millions pour Notre-Dame de Paris. Au printemps prochain, sa façade restaurée lui rendra sa visibilité. Notre feuilleton cette semaine va vous faire découvrir un photographe un peu particulier.

Le patrimoine est vraiment une passion française. Le week-end prochain, vous serez des millions à visiter des bâtisses et des sites d'exception. Dans votre 13 heures, on prend les devants en vous faisant découvrir des merveilles architecturales. Aujourd'hui, direction la basilique de Saint-Denis. Elle abrite, depuis le 6e siècle, les sépultures des rois et reines de France, et l'édifice est en pleine restauration.

Depuis deux ans, difficile d'admirer un échaffaudage de 28 m dissimule la façade. Venue de Rome, Ippolita Romeo supervise la restauration des sculptures. Au dessus du portail sud, les travaux viennent de commencer.

C'est une phase délicate. Opération chirugicale effectuée avec succès.

Sa priorité, déposer les éléments les plus instables, comme les visages de ces statues du 19e siècle.

Sur une des dernières têtes à déposer, on voit bien la fissure.

La pierre calcaire est couverte d'une croûte noire due à la pollution et aux intempéries. Elle sera nettoyée par microabrasion. La preuve, sur la partie centrale de la façade vient d'être traitée.

On est en phase de finitions. On greffe des sculptures neuves.

Pour que les copies ne jurent pas avec les originales, il faudra les patiner. A l'étage supérieur, des ouvriers qualifiés vont sculpter les pierres remplacées sur certains motifs.

D'après les photos anciennes, une patte était orientée vers le spectateur.

Thomas Clouet, l'architecte du patrimoine qui suit ce chantier, veille à ce que les détails soient reproduits conformément au tracé d'origine.

Une restauration réussie est une restauration qui ne se voit pas. Le visiteur observe le monument mais ne se doute pas qu'il y a eu des travaux.

Le chantier a permis de retrouver des couleurs qui ornaient la façade au 12e siècle. Ces traces seront conservées pour l'histoire. Propriétaire de la basilique, l'Etat finance le chantier par tranches: 1,1 million d'euros pour la travée nord, déjà terminée, 1,15 million pour la travée centrale, 900.000 pour la travée sud, plus de 3 millions au total. L'enjeu dépasse la simple sauvegarde du monument. La Seine-Saint-Denis est l'un des départements les plus pauvres.

Cette dépense publique va avoir un effet sur l'économie locale.

La basilique abrite la plus grande nécropole royale d'Europe. 43 rois, 32 reines reposent ici. Pourtant, elle reste en marge des grands circuits touristiques, seulement 172.000 visiteurs l'an dernier contre 13 millions pour Notre-Dame de Paris. Au printemps prochain, sa façade restaurée lui rendra sa visibilité.

Notre feuilleton cette semaine va vous faire découvrir un photographe un peu particulier.

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