Sur le plateau d'"On n'est pas couché", Yann Moix "demande pardon" pour ses dessins antisémites

L\'écrivain et la réalisateur Yann Moix, le 4 juin 2018 à Lille.
L'écrivain et la réalisateur Yann Moix, le 4 juin 2018 à Lille. (SARAH ALCALAY / SIPA)

"Je demande pardon à Bernard Henri-Lévy et à tous ceux que j'ai blessés du plus profond de mon être", plaide l'écrivain et ancien chroniqueur du talk-show, dans la première émission de la rentrée, diffusée samedi soir sur France 2. 

Son mea culpa sera diffusé samedi 31 août à 23 heures 10 dans l'émission "On n'est pas couché". L'écrivain Yann Moix, en pleine polémique après que des écrits et dessins de jeunesse antisémites ont été récemment exhumés, a demandé "pardon" sur le plateau de l'émission de Laurent Ruquier sur France 2, rapporte Le Parisien, qui a assisté à l'enregistrement, vendredi. Les dessins étaient parus dans un magazine artisanal en 89-90, quand l'écrivain avait 21 ans.

"La première chose, je demande pardon pour les dessins abjects, choquants, que j'ai commis à 20 ans", déclare Yann Moix, qui fut chroniqueur de l'émission pendant trois saisons. "Le jeune homme que j'étais, je lui cracherais dessus aujourd'hui", affirme encore l'écrivain, cité par le journal. "Je demande pardon à Bernard Henri-Lévy et à tous ceux que j'ai blessés du plus profond de mon être. Pardon pour ces bandes dessinées", dit-il.

"Je n'avais pas les épaules assez larges pour me suicider physiquement alors je me suis suicidé moralement. J'ai un dégoût de moi-même, ce raté, cet être méprisé et méprisable. Je me vomissais", ajoute-t-il. "Mais j'ai essayé de m'arracher de ce trou noir, de ce cauchemar grâce à des gens lumineux comme BHL qui m'ont permis de me construire intellectuellement. J'ai essayé de me racheter toute ma vie, de combattre la xénophobie", s'est défendu l'écrivain, ami avec BHL. 

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