Star Wars, tout un univers

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En kiosque le 25 novembre

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A moins d'avoir séjourné sur une autre planète, il ne vous aura pas échappé que l'épisode VII de La Guerre des étoiles  sort le 18 décembre.

Plus que le film d'une saga à succès, c'est un phénomène culturel populaire et mondial que Télérama a choisi de présenter et d'analyser, avec l'aide de physiciens, philosophes, acteurs et réalisateurs et même de fans, puisque Star Wars est l'objet d'un véritable culte. Que la force soit avec vous !

 

**« Un spectacle captivant, saturé d’effets spéciaux, riche en action et en trouvailles, écrasé de musique symphonique.» C’est bien dans Télérama, il y a pile trente-huit ans, qu’on pouvait lire cet éloge sans réserve du premier

Star Wars (La Guerre des étoiles, épisode IV. Un nouvel espoir, 1977).

L’hebdomadaire consacrait même sa couverture d’alors à la sortie du film de George Lucas, déjà un succès phénoménal outre-Atlantique. Et l’accompagnait d’une réflexion sur le «nouvel Hollywood», cette alternative au règne des studios (rebelles contre Empire, déjà), à laquelle, selon certains analystes, La Guerre des étoiles aurait involontairement mis un terme. Si le même critique (Gilbert Salachas) aima sans barguigner les deux épisodes suivants (plus de couv, néanmoins), cela se gâta ensuite entre Télérama et la «prélogie» — les trois nouveaux épisodes réalisés à partir de 1999, dont l’action précède celle de la première trilogie. Notamment une méchante interview menée par l’auteur de ces lignes à l’occasion de la sortie de l’épisode I. Rendez-vous manqué: George Lucas agacé par le journaliste sans doute agaçant, les deux s’échangèrent un paquet de bêtises. La plus grosse venait de Papa George, grand prêtre des nouvelles technologies numériques, se plaignant de la dégradation des négatifs de ses films: «Le stockage sur disque dur est bien plus sûr que celui sur pellicule…» Aujourd’hui tout le monde s’accorde à dire que le support Celluloïd est le plus sûr moyen de conservation. Ironie suprême: c’est sur support «film» que J.J. Abrams a tourné l’épisode VII, Star Wars.

Le Retour de la Force.

Ce nouvel opus s’offrira aux fans à la mi-décembre (le 16 sur les écrans français): sortie mondiale tonitruante, abondamment trompetée. Seules les salles rebelles de la Chine, où existe encore un système de quotas de films étrangers, ne le programmeront qu’à la fin janvier. Réactivée par la vente de Lucasfilm à Disney, la série connaîtra désormais un rythme inédit: un film par an, suite ou «spin-off» (intrigue parallèle à partir d’un personnage de la saga). Transformation d’une oeuvre relativement rare en produit culturel abondant? C’est pratique, on n’a même plus besoin de lire l’ouvrage phare de Walter Benjamin, son titre (L’OEuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique) résume tout.

À l’aube de ce nouvel âge qui sera peut-être brillant, faut-il prendre ce hors-série comme un ultime hommage aux deux trilogies existantes? Une simple suite de films, inégaux, parfois puérils, que le temps et l’imaginaire collectif transformèrent en une oeuvre-monde, à la fois machine à sous (pour quelques-uns) et à pensée (pour tous). À les revoir, et même à les aimer, on constate à quel point ces films ne sont presque rien par rapport à ce qu’ils ont créé. Et sont presque tout… «Avant toute chose,

Star Wars est un objet disponible, offert à l’interprétation et ouvert aux investissements affectifs les plus variés», écrit l’universitaire Laurent Jullier dans sa minutieuse Anatomie d’une saga (chez Armand Colin). Ce qui résume au mieux notre propos. Analyses personnelles des films, retours sur ceux qui y ont participé, témoignages d’artistes, portraits de fans, y compris des plus excessifs, regards sur ceux qui ont prolongé Star Wars, son esthétique ou son idéologie: cet ouvrage se veut le guide ludique, parfois surprenant, d’un univers qui paraît aussi infini que l’espace qu’il arpente. »

 

Aurélien Ferenczi **

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