Mort de Guy Bedos : "Il remuait la merde pour la faire remonter jusqu'à ceux qui dirigent", témoigne Josiane Balasko

Josiane Balasko et Guy Bedos manifestant ensemble le 5 octobre 2008 pour les mal-logés.
Josiane Balasko et Guy Bedos manifestant ensemble le 5 octobre 2008 pour les mal-logés. (BORIS HORVAT / AFP)

L'actrice-réalisatrice évoque une "espèce disparue" de comique. "On aurait envie qu'ils aient la permission de ne jamais mourir."

"Pour nous c'était quelqu'un d'important", réagit vendredi 29 mai sur franceinfo Josiane Balasko à la mort jeudi de Guy Bedos, à 85 ans. "Il était drôle sans être ordurier, ce qui maintenant est à la mode. C'était quelqu'un d'engagé. Je l'ai plus connu à travers des manifestations ou des groupes de soutien aux sans-logis. Cela m'a beaucoup touchée parce que ce sont des gens qui font partie de la famille, au même titre que Dabadie", salue l'actrice et réalisatrice qui souligne la concomittance "curieusement" de leur disparition. "C'étaient des magiciens ces gens-là !"

A l'époque de Guy Bedos, "on pouvait faire de l'humour sur tout", dit-elle.

Il n'était pas misogyne, il faisait rire, point. Guy représentait le comique de la gauche avec Coluche. Ils étaient deux.Josiane Balaskoà franceinfo

"Coluche disait, 'je suis là pour faire remonter la merde en haut', rappelle Josiane Balasko. Guy c'était aussi ça, il remuait la merde pour la faire remonter jusqu'à ceux qui dirigent. Ce sont des espèces non seulement menacées, mais disparues, ce genre de comique. On aurait envie qu'ils aient la permission de ne jamais mourir."

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