Avignon Off 2018 : "Le sac de Litha", entre Corée et Antilles

Litha vide son sac pour renaître
Litha vide son sac pour renaître (France Ô / Culturebox)

Difficile d’imaginer les points communs entre la Corée et la Guadeloupe. Et pourtant ils existent. En paroles et en musiques, comme le prouve "Le sac de Litha", pièce du Off à Avignon. Une Corée très chorégraphique présentée sous la forme d’un conte chanté et dansé, avec une morale : vider son sac c’est renaître. Car dans le sac, des milliers d’histoires sont plus fortes que la mort…

Reportage : Christian Tortel, Kelly Pujar, Rael Moine, Chantal Colibert, Bruno Haetjens
Familier du festival d’Avignon, le comédien Gilbert Laumord aime profiter des rencontres pour s’ouvrir au monde. Déjà il y a quatre ans, dans "Ô frères humains" d’Abert Cohen, il se frottait à la différence des cultures. Cette fois, lors d'une résidence artistique en Corée, il a travaillé avec le dramaturge Jungo Choe, ancien commissaire de l’année France-Corée (2015-2016) pour créer "Le Sac de Litha", une œuvre atypique où dialoguent les imaginaires d’Aimé Césaire, Edouard Glissant, et des contes antillais ou du théâtre traditionnel coréen.

C’est une expérience sur la mort et comment l’affronter par la littérature, écrite ou orale, d’ici et d’ailleurs. Les dialogues et les chants surtitrés en français permettent un accès complet à la pièce où Litha, jouée par la Coréenne Mo-Eun Kim a son double, la comédienne et chanteuse guadeloupéenne Lucile Kancel, et de très beaux danseurs, dont la Coréenne Ga-Ae Moon.
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