Rencontre avec Sugar Sammy, le nouveau roi du stand-up

Sugar Sammy, festival des arts burlesques de Saint-Etienne, février 2018
Sugar Sammy, festival des arts burlesques de Saint-Etienne, février 2018 (Yves SALVAT / PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP)

L'humoriste canadien d'origine indienne Sugar Sammy est déjà une star dans son pays natal et aux Etats-Unis. Il part à la conquête de la France avec son spectacle dans la pure tradition du stand-up américain. Il est sur la scène de l'Alhambra à Paris jusqu'au 1er juin, avant une tournée dans tout le pays.

Il a déjà fait la Une du New-York Times et de bien d'autres journaux anglo-saxons. Sugar Sammy est en France avec une nouvelle résidence à l'Alhambra à Paris jusqu'au 1er juin et avant une tournée française. Un challenge que celui de conquérir le cœur des français pour l'humoriste qui considère le "public français et particulièrement parisien comme le plus dur au monde". Rencontre avec un artiste qui adore observer la vie et les manies des habitants des très nombreux pays dans lesquels il s'est déjà produit. 

Reportage : Y. Bouchikho / H. Pozzo / P. Touileb / A. Cohen

S'adapter au caractère français

Formé à l'école du stand-up, Sugar Sammy s'est entraîné sur les scènes du Québec puis des Etats-Unis. Pas de décor, juste lui, son micro et des gags en rafale, le tout dans un mélange de sketchs écrits et d'improvisation. Il a ensuite parcouru le monde et donné plus de 1000 représentations dans une trentaine de pays.

Alors qu'il est une star dans son pays d'origine, il débarque pour la première fois en France en 2016 et connait un certain succès avec son premier spectacle. Mais lui qui a l'habitude de jouer avec le public et de le faire réagir tout au long de la soirée, il a du s'adapter au caractère français. "Individuellement, les français n'aiment pas se démarquer, ils ne veulent pas qu'on les interpelle. Et ça c'est très français" explique-t-il. 

Le roi de l'improvisation

Mais l'artiste a plus d'un tour dans son sac et sait réagir lorsque le public est moins joueur. "J'ai mes textes écrits donc si le public ne veut pas improviser avec moi, je peux toujours revenir au texte". Mais il avoue largement préférer les soirs où le public répond présent et qu'il peut rebondir et improviser sur sa réaction. L'humoriste semble avoir réussi son coup. Après une première résidence à l'Alhambra en 2018, il revient et joue les prolongations jusqu'au 1er juin. 

 

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