Le chorégraphe Sylvain Groud fait danser professionnels et amateurs au sommet d'un terril

Des danseurs filmés par un drone au sommet d\'un terril à Oignies (Pas-de-Calais)
Des danseurs filmés par un drone au sommet d'un terril à Oignies (Pas-de-Calais) (B.Tanguy et L.Barbier)

La performance, projet commun des Ballet du Nord et de Mission Bassin Minier, doit être diffusée sur les réseaux sociaux à partir du 15 juillet. 

Symbiose-réveil sur le terril, c'est le nom de cette chorégraphie menée par Sylvain Groud, directeur du Centre chorégraphique national de Roubaix (CCN). Un projet mené avec la Mission Bassin Minier pour célébrer le huitième anniversaire de l'inscription du Bassin Minier au Patrimoine mondial de l'Unesco. Sur la centaine de danseurs participants à ce ballet imaginé sur le sommet d'un terril, 80 sont des amateurs. Deux réalisateurs ont filmé la performance, qui sera diffusée sur les réseaux sociaux à partir du 15 juillet. 

Dans les Hauts-de-France, les terrils représentent la mémoire vivante d'un passé pas si lointain. Il y avait beaucoup d'émotion chez les danseurs amateurs le jour du tournage. Et de la fierté aussi à participer à cette aventure, dont le but est de créer un pont entre art contemporain et patrimoine. Pour Sylvain Groud, c'est une expérience forte. "On a fait cela dans l'adversité aussi" rappelle-t-il. "Il y avait du vent, de la pluie, les éléments naturels. Et puis cette force de faire ensemble qui fait du bien à tout le monde, professionnels et amateurs"

Casser les codes

Casser les codes et les clichés sur la région et ses terrils. Faire évoluer le site aussi, huit ans après son entrée à l'Unesco. Autant de motivations pour mettre en place ce projet artistique unique. Amener la danse contemporaine au sommet d'un terril, une idée novatrice. "Les terrils, ce sont aussi de magnifiques points de vue" selon Gilles Briand, de la Mission Bassin Minier. "On a voulu amener les gens à se réapproprier ces terrils. Notamment avec un vocabulaire qui est celui de la danse contemporaine, mais accessible à tout le monde"

Un défi post-confinement

L'autre attrait de ce projet est qu'il a été imaginé au sortir du confinement. Il a fallu apprendre à danser autrement, sans se toucher mais sans perdre les émotions. Respecter les distances et les gestes barrière pour ce tournage organisé en quelques semaines. "C'était un défi il y a un mois d'imaginer faire danser cent  personnes sur un terril et de mettre le tout en images", raconte Léonard Barbier, l'un des deux cadreurs et réalisateurs de ce film "Symbiose-réveil sur le terril" , qui durera une dizaine de minutes. 

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