EN IMAGES. "Tout doit disparaître" : une promenade tendre dans l’univers du chorégraphe Philippe Decouflé à Chaillot

Une performance ! Philippe Decouflé revisite 35 ans de création foisonnante et délicate dans tous les recoins du Théâtre de Chaillot dont il est l’artiste associé (du 27 septembre au 6 octobre). Les quarante danseurs de toutes générations sont accompagnés en direct par d’excellents musiciens.

Touché par la perte de deux de ses danseurs fétiches, Christophe Salengro et Raphaël Cruz, Decouflé désormais sexagénaire a ressenti le besoin de rassembler sa famille et de faire revivre ses chorégraphies avec les danseurs d’origine. Intitulée "Tout doit disparaître", cette déambulation géante qui réserve bien des surprises, est ponctuée d’extraits de ses créations phares données dans les trois salles auxquelles on accède en fonction de la couleur de son pass et des tranches horaires choisies. Emouvant, ludique et très nostalgique.

112
Dès l’entrée nous sommes accueillis par de drôles d'insectes, ils glissent sur les marches de marbre, se redressent pour nous observer, puis s’envolent à l’autre bout du foyer. On apprendra que ce sont des élèves du Conservatoire national supérieur de musique et de danse. Sophie Jouve/franceinfo Culture
212
Dans le grand foyer, face à la Tour Eiffel, nous croisons un défilé de danseurs juchés sur de hauts talons. Ils évoquent des Amazones ou de grandes fourmis. Dans le foyer encore, une danseuse digne des derviches se lance dans une transe, rythmée par un saxophoniste. Sophie Jouve/franceinfo Culture
312
Après s’être désaltérés dans une des buvettes, nous plongeons salle Firmin Gémier dans le délicieux ballet Triton.  Sigrid Colomyès
412
Les huit extraits allient avec malice, danse, magie et cirque.  sigrid Colomyès
512
Des danseurs d'hier et d'aujourd'hui sont réunis dans le ballet Triton. Sigrid Colomyès
612
Piqués par la curiosité on parcourt un dédale d’escaliers. Croisant ici une machine à fabriquer des images à partir de nos mouvements, là un amusant deshabilleurs. En quelques coups de plumeau sur un écran magique, on s’amuse à dévêtir les danseurs dont Philippe Decouflé...  Sophie Jouve/franceinfo Culture
712
Nous voilà aussi déshabillant Christophe Salengro (décédé en 2018), qui aimait tant se déguiser. Moment très émouvant. Sophie Jouve/franceinfo Culture
812
En attendant le prochain spectacle, nous découvrons au détour d’un couloir un petit atelier de couture reconstitué où s’affaire le costumier Jean Malo. Compagnons de longue date de Philippe Découflé, Malo a démarré dans l’équipe du célèbre costumier Philippe Guillotel pour le spectacle d’ouverture des Jo d’Albertville qui a fait date.  Sophie Jouve/franceinfo Culture
912
Deux des extravagants costumes des JO d'Albertville pendent au plafond de l'atelier. Sophie Jouve/franceinfo Culture
1012
Plus tard dans la grande salle Jean Vilar, nous sommes accueilli par Philippe Decouflé en personne qui nous offre une petite danse d’accueil en danseur qu’il est d’abord, prétextant, mais est-ce exacte, que le spectacle n’est pas prêt ! Puis c’est une bonne partie du ballet Shazam qui nous est proposé, ses jeux d’ombres et d’illusions, ses étonnants kaléidoscopes humain. Une de ses plus célèbres réussites. Sigrid Colomyès
1112
Il y a aussi un cinéma permanent pour découvrir les coulisses des créations...   Sophie Jouve:franceinfo Culture
1212
Les compagnons disparus depuis 35 ans ne sont pas oubliés, un arbre Totem leur rend hommage. L’univers de Decouflé est ainsi fait, de fantaisie et de fidélités. Sophie Jouve/franceinfo Culture
Vous êtes à nouveau en ligne