On regarde quoi comme séries en décembre ?

L\'affiche de la série \"The Witcher\", disponible sur Netflix à partir du 20 décembre 2019.
L'affiche de la série "The Witcher", disponible sur Netflix à partir du 20 décembre 2019. (NETFLIX)

Chaque mois, franceinfo vous propose une sélection de séries à regarder sur les chaînes de télévision ou sur les plateformes de SVoD.

Pour ses dernières recommandations de l'année, franceinfo a repéré huit séries (disponibles légalement en France) qui valent le coup d'œil. Et à l'image de la diversité de ce genre, ce mois de décembre vous offre à la fois du polar, de l'espionnage, du thriller, mais également de la fantasy, des costumes et du queer. De quoi trouver son bonheur pour clôturer 2019 sereinement.

"Asylum City" (à partir du 2 décembre sur Polar+)

Après Fauda et Miguel, le groupe Canal+ continue de proposer à ses abonnés de très bonnes séries israéliennes. Présentée cette année lors du festival Séries Mania et adaptée du roman de Liad Shoham (non disponible en français), Asylum City se déroule à Tel-Aviv où l'on suit d'abord Michal Poleg. Cette trentenaire activiste très engagée se démène pour défendre les droits des migrants clandestins, majoritairement en provenance d'Erythrée. Alors qu'elle commence à s'intéresser de trop près à "la banque", une organisation criminelle qui les exploite, elle est retrouvée morte dans son appartement. C'est Anat Sitton (Hani Furstenberg), une jeune policière, qui est chargée de l'enquête.

Qualifiée de "meilleure série israélienne de l'année" par le quotidien Haaretz, Asylum City est un polar engagé qui nous plonge au cœur du business des réfugiés en Israël. Les douze épisodes de 40 minutes seront diffusés par deux, chaque lundi à compter du 2 décembre sur Polar+. Ils seront également disponibles sur myCanal et Canal à la demande.

"Truth Be Told" (à partir du 6 décembre sur Apple TV+)

Poppy Parnell (Octavia Spencer) est une journaliste respectée. Après avoir passé vingt ans au New York Times et remporté un prix Pulitzer, elle produit désormais des podcasts sur des faits divers. Dix-neuf ans plus tôt, elle avait lancé sa carrière grâce à une histoire sordide : le meurtre sauvage d'un auteur à succès et la condamnation à la prison à vie de son jeune voisin, Warren Cave (Aaron Paul), alors âgé de 17 ans. De nos jours, la mère de ce dernier (incarnée par Elizabeth Perkins) se bat toujours pour l'innocenter. Et lorsque Poppy visionne une vidéo laissant penser qu'une des filles de la victime, Lanie Buhrman (Lizzie Mercier) a menti en affirmant avoir vu le jeune homme s'enfuir de la propriété la nuit du crime, elle décide de reprendre l'enquête.

Depuis son lancement le 1er novembre dernier, Apple TV+, le service de SVoD de la marque à la pomme, continue de proposer des séries originales. Et comme pour la plupart de ses autres projets (The Morning Show, Dickinson, etc.), Truth Be Told se distingue par son casting cinq étoiles. Certes, le sujet n'est pas d'une originalité folle (une enquête journalistique pour tenter d'innocenter un accusé), mais c'est parfaitement réalisé et superbement bien joué. Suffisamment pour se laisser tenter par ces dix premiers épisodes.

"The L Word: Generation Q" (à partir du 9 décembre sur Canal+ Séries)

Dix ans après la fin de sa diffusion, la série The L Word, qui mettait en scène le quotidien et les intrigues amoureuses d'un groupe de femmes lesbiennes à Los Angeles, est de retour. Mais comme le relève la nouvelle showrunneuse, Marja-Lewis Ryan, interrogée par The Hollywood Reporter (en anglais), si la série paraissait ultraprogressiste à l'époque de sa diffusion, elle a également commis des erreurs (comme d'embaucher une actrice cis pour jouer un personnage trans) qu'il serait impensable de faire en 2019. Pour Ilene Chaiken, sa créatrice qui reprend le flambeau, ce reboot, baptisé The L Word : Generation Q, est également l'occasion de passer le relais à une jeune génération pour continuer à faire progresser la visibilité de la communauté lesbienne et plus largement LGBTQ+ dans les séries.

On retrouvera avec plaisir les désormais quadras Bette (Jennifer Beals), Alice (Leisha Hailey) et Shane (Katherine Moenning), aux prises avec des problématiques plus adultes. Bette fait campagne pour devenir maire de Los Angeles, Alice est désormais la belle-mère de deux jeunes enfants auprès desquels elle a du mal à trouver sa place et Shane est en instance de divorce. Plus politiques et plus inclusifs, les huit épisodes de The L Word: Generation Q intègrent également une demi-douzaine de nouveaux personnages plus jeunes, et surtout plus inclusifs et racisés, qui devraient séduire un public plus sensibilisé aux problématiques queer. La série sera diffusée sur Canal+ Séries chaque lundi à 22h40 dès le 9 décembre, et disponible sur myCanal et Canal+ à la demande.

"Pennyworth" (le 9 décembre sur Prime Video)

Vous connaissez Alfred, le majordome de Batman ? Probablement pas tant que ça, et Pennyworth se propose d'y remédier en vous racontant la jeunesse de ce jeune vétéran du Special Air Service de l'armée britannique dans le Londres des années 1960. L'occasion de revenir sur sa rencontre avec Thomas Wayne, avant que celui-ci ne devienne le père de Bruce. Incarné par Jack Bannon (aperçu dans Imitation Game), Alfred Pennyworth, loin de l'image de serviteur placide qu'on lui connaît, est ici dépeint comme un ancien espion victime de stress post-traumatique.

La série, que l'on doit à Bruno Heller, également créateur de la série Gotham, se veut plus proche du film noir américain que d'un énième film de super-héros. Les dix épisodes seront disponibles à partir du 9 décembre sur Prime Video.

"Ramy" (le 12 décembre sur Starzplay)

Ramy est un jeune Américain musulman d'origine égyptienne qui vit chez ses parents dans le New Jersey. Ramy, c'est aussi Ramy Youssef, un jeune comédien qui s'est largement inspiré de sa propre vie pour produire cette autofiction réussie. Elle raconte le quotidien d'un jeune pratiquant tiraillé par ses contradictions dans l'Amérique d'aujourd'hui. Casquette vissée sur le crâne, Ramy va à la mosquée (mais se fait sermonner car il ne se lave pas assez bien entre les orteils avant de prier), n'est jamais sorti avec une jeune femme musulmane (mais accepte un rendez-vous organisé par sa mère dans l'idée de fonder une famille) et accepte de travailler avec son oncle diamantaire (bien qu'il soit antisémite et homophobe). Bref, la vie de Ramy n'est pas simple.

Disponible depuis quelques mois en France, le site de SVoD Starzplay a choisi de diffuser en France cette série Hulu qui s'est fait remarquer lors de sa diffusion aux Etats-Unis au printemps dernier. Ramy a d'ores et déjà été renouvelée, et on ne peut que vous conseiller les dix premiers épisodes de 26 minutes, qui seront disponibles sur la plateforme dès le 12 décembre prochain.

"La Foire aux vanités" (à partir du 12 décembre sur Arte)

Becky Sharp est orpheline, et de surcroît, fille d'artiste. Mais elle n'entend pas pour autant se satisfaire de cette condition guère enviable dans une Angleterre du début du XIXe siècle peu encline à donner sa chance à une jeune femme femme qui n'est pas "bien née". Usant de ses charmes et de son intelligence, Becky est prête à tout pour intégrer la haute bourgeoisie. Et cette grande manipulatrice finira même par intégrer la cour du roi George IV.

Adaptée du célèbre roman éponyme de William Makepeace Thackeray (également auteur des Mémoires de Barry Lyndon dont s'est emparé Stanley Kubrick), cette Foire aux vanités (Vanity Fair en VO) déclinée en sept épisodes de 45 minutes, propose une relecture pop de ce monument de la littérature britannique. Une proposition dans l'air du temps, comme Dickinson (sur Apple TV+) ou Gentleman Jack (sur OCS).

"The Witcher" (le 20 décembre sur Netflix)

C'est l'une des séries les plus attendues cette année. Adapté des romans d'heroic fantasy du romancier polonais Andrzej Sapkowski, The Witcher est l'histoire de Geralt de Riv, un sorceleur qui combat les créatures monstrueuses grâce à ses nombreux pouvoirs de magicien. De quoi faire passer les dragons de Game of Thrones pour des animaux de compagnie ? Peut-être. Une chose est sûre, la série devrait adopter un ton très différent de la série culte adaptée des romans de George R.R. Martin, et c'est sûrement la meilleure stratégie à adopter.

Les amateurs des romans (et des jeux vidéo qui s'en inspirent) retrouveront Henry Cavill (Superman) dans le rôle de Geralt de Riv, mais également Anya Chalotra (Wanderlust) qui incarne la sorcière Yennefer et la jeune Freya Allan (Into the Badlands) qui interprète Ciri. L'intrigue, éminemment politique, devrait tourner autour du destin de cette jeune princesse et offrir son lot de batailles épiques et de scènes de sexe explicites. Bref, on n'est pas dans Game of Thrones, comme le rappelle RTL, mais on s'en rapproche quand même un peu.

"Shrill" (à partir du 23 décembre sur Canal+ Séries)

A Portland (Oregon, Etats-Unis), Annie (interprétée par Aidy Bryant) rêve de devenir journaliste. Mais la jeune femme, mal dans sa peau, fait quotidiennement face à de la grossophobie. Car Annie est grosse, une particularité physique qui la conduit à se rabaisser en permanence. La jeune femme supporte ainsi sans broncher de s'échapper par la porte de derrière afin que les colocataires de son petit ami ne la voient pas, ou de faire semblant de suivre un régime pour plaire à sa mère. Jusqu'au jour où elle décide de ne plus tolérer d'être ainsi humiliée.

Entre The L Word: Generation QRamy, et maintenant Shrill, l'heure est à la diversité dans les séries télévisées. Car sous ses airs de comédie, Shrill est une réflexion inédite sur l'ostracisation, souvent insidieuse et maladroite, des personnes en surpoids. Une mini-série salutaire, donc (et encore produite par Hulu), dont la première saison de six épisodes sera diffusée sur Canal+ Séries les 23 et 30 décembre, et disponible sur myCanal et Canal+ à la demande.

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Du côté des reprises, on notera sur Prime Video l'arrivée, le 1er décembre, de la saison 2 de The Good Doctor (après sa diffusion cet automne sur TF1), de la troisième saison de The Marvelous Mrs. Maisel, le 6, et celle de la saison 4 de The Expanse, le 13. Sur Canal+ Séries, c'est le retour tant attendu de Pose à partir du 1er décembre, et de Platane, la série d'Eric Judor qui revient le 9 pour sa troisième saison, après six ans d'absence. Quant à Netflix, elle offrira à ses abonnés de passer les fêtes de Noël en compagnie de la saison 2 de You, qui sera disponible en intégralité dès le 26 décembre.

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