#OnVousPropose "I May Destroy You", "PNL, dans la légende tour", "Pompéi"... Nos suggestions culturelles du week-end

L\'affiche de la série \"I May Destroy You\", disponible sur OCS.
L'affiche de la série "I May Destroy You", disponible sur OCS. (HBO)

Chaque semaine, franceinfo vous propose sa sélection culturelle d'incontournables. Séries télé, bandes dessinées, podcast, spectacles, musique... On vous fait un point sur ce dont on parle, de ce dont on va parler, de ce dont on a parlé (mais vous êtes passé à côté) et de ce dont on ne parle pas assez. 

C'est le week-end, le rendez-vous hebdomadaire culturel de franceinfo. Cette semaine, il est question d'une BD qui traite d'un fait historique incroyable et méconnu, d'un concert vieux de trois ans qui fait pourtant l'actualité, d'une exposition sur une tragédie qui nous fascine et d'une série télé coup de poing.

Le concert dont on parle : "PNL, dans la légende tour"

Ce n'est pas une épidémie mondiale qui arrête PNL. Puisque leur nouvelle tournée qui devait commencer le 5 juillet dernier à l'AccorHotels Arena à Paris a été reportée au début de l'année 2021, les deux frangins des Tarterêts (un quartier de Corbeil-Essonne) ont choisi d'offrir à leur fans une petite consolation. Après un teasing de quelques jours savamment orchestré comme savent si bien faire Ademo et N.O.S., c'est donc finalement une version raccourcie de leur concert enregistré le 22 novembre 2017 lors de leur tournée Dans la légende qui est désormais accessible sur Netflix.

Un concert où nous étions à l'époque. Probablement l'une des meilleures prestations données par le groupe français, tant pour sa scénographie, superbe et inédite, que pour la ferveur des fans et son interaction avec le duo, extrêmement à l'aise malgré l'enjeu. Et si certains attendaient plus de la part des rois du marketing, PNL, Dans la légende tour offre tout de même de quoi patienter avant de découvrir à partir du 2 février 2021 ce qu'ont mijoté les frangins sur scène pour célébrer la sortie l'an passé de leur dernier album, Deux frères.

PNL, dans la légende tour, 1h04, disponible sur Netflix.

L'exposition dont on va parler : "Pompéi"

Elle était attendue le 25 mars dernier. Mais comme un ultime coup du sort asséné par le Covid-19, la grande exposition consacrée à Pompéi vient seulement d'ouvrir ses portes au Grand Palais à Paris. L'occasion de se replonger dans le destin tragique de cette cité antique bourgeoise, disparue entièrement une nuit de l'an 79. Ensevelie sous des mètres de cendres après l'éruption du volcan Vésuve, Pompéi est depuis devenue un site archéologique majeur, visité par plus de quatre millions de visiteurs chaque année.

Si vous ne faites pas partis de ceux-là, l'exposition proposée au Grand Palais vous propose de partir en immersion à la découverte de cette cité pour y découvrir comment l'on y vivait avant sa destruction et ce qu'il s'est passé. A travers des projections en 3D montrant la vie de cette ville prospère, mais aussi une reconstitution de l'éruption ou encore des peintures murales et des objets d'art découvert lors des fouilles archéologiques, l'exposition lève le voile sur cette catastrophe qui nous fascine autant qu'elle nous effraie. A ne pas manquer. 

L'exposition Pompéi se tient jusqu'au 27 septembre au Grand Palais à Paris.

La série dont on a parlé (mais ça vaut le coup d'en reparler) : "I May Destroy You"

"Il y a la guerre en Syrie." "Beaucoup d'enfants ont faim." Voici quelques unes des phrases que se répète Arabella lorsqu'elle se retrouve seule. Dans quel but ? L'aider à relativiser le viol qu'elle a subi après avoir été droguée lors d'une soirée entre amis. Un acte dont elle ne garde que des flashbacks et qu'elle essaie de transcender à sa manière. Pour cette trentenaire dont le blog à succès, Chronique d'une millenium blasée, l'a conduite à se lancer dans l'écriture de son premier livre, plus rien n'est désormais comme avant.

Vous l'aurez compris, I May Destroy You traite d'un sujet grave. Du viol, et par extension, du consentement et de toutes formes d'agressions sexuelles. Des sujets difficiles et douloureux. Pourtant, le visionnage des épisodes est loin du chemin de croix pour le spectateur (à la différence de The Handmaid's Tale par exemple, dont les scènes de violence se révèlent souvent insoutenables). Sûrement grâce au talent de la Britannique Michaela Coel qui, après nous avoir raconté son adolescence dans la série Chewing Gum, poursuit sa démarche autobiographique. Une série intelligente, puissante et indispensable qui s'avère, sous ses dehors presque comiques, véritablement pédagogique.

I May Destroy You, série en douze épisodes de 28 minutes, actuellement en cours de diffusion sur OCS.

La BD dont on ne parle pas assez (et c'est dommage) : "Nous étions les ennemis"

La couverture de \"Nous étions les ennemis\", un album de bande dessinée disponible aux éditions Futuropolis.
La couverture de "Nous étions les ennemis", un album de bande dessinée disponible aux éditions Futuropolis. (FUTUROPOLIS)

On ne compte plus les albums de bandes dessinées qui traitent de faits historiques méconnus. A l'image de Boxers et Saints, ou plus récemment de Peleliu, Nous étions les ennemis raconte une histoire que peu d'Européens connaissent. Celle qui a conduit le gouvernement américain à interner dans des camps tous ses ressortissants d'origine japonaise après le bombardement de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941. Désormais considérés par leur patrie comme des "ennemis étrangers", ils sont ainsi 120 000 à avoir passé le reste de la Seconde Guerre mondiale parqués dans un des dix camps édifiés à la hâte sur le territoire américain.

C'est cette histoire ahurissante qui nous est aujourd'hui racontée à travers les yeux d'un petit enfant de 5 ans, devenu dans les années 1960 un acteur culte. Celle de George Takei, alias le lieutenant Hikaru Sulu, le capitaine de l'Enterprise dans la série télévisée Star Trek, qu'il nous dévoile aujourd'hui, à 80 ans passés. Un témoignage édifiant, que la jeune dessinatrice américaine Harmony Becker met en image dans un style proche du manga.

Nous étions les ennemis de George Takei et Harmony Becker, éd. Futuropolis, 208 p., 25 euros.

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