Plainte pour "violence psychologique" : que reproche Uderzo à sa fille et son gendre ?

Le dessinateur Albert Uderzo, le 10 octobre 2013 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).
Le dessinateur Albert Uderzo, le 10 octobre 2013 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). (JOEL SAGET / AFP)

Le cocréateur d'Astérix se plaint d'un "harcèlement" juridique de la part de Sylvie Uderzo et de son époux, remerciés en 2007 par les éditions Albert René.

Un nouveau tome pour les aventures de la famille Uderzo. Le dessinateur de BD et cocréateur d'Astérix a annoncé, lundi 2 décembre, qu'il déposait plainte contre sa fille et son gendre pour "violence psychologique". "Nous avons décidé de faire comprendre à Sylvie Uderzo et à son mari que nous n'allons pas nous laisser faire", a déclaré Albert Uderzo par l'intermédiaire de son avocat, Pierre Cornut-Gentille.

Cette affaire s'inscrit dans un conflit familial qui a éclaté en 2007, lorsque Sylvie Uderzo et son époux, Bernard de Choisy, sont remerciés par les éditions Albert René, en charge des albums d'Astérix conçus après le décès du scénariste René Goscinny. En 2011, la fille du dessinateur dépose plainte contre X pour "abus de faiblesse". Elle assure que certains membres de l'entourage de son père, aujourd'hui âgé de 86 ans, profitent de son état de santé pour influer sur la gestion de son œuvre et de sa fortune.

"C'est une sorte de harcèlement"

Le père d'Astérix a toujours démenti être en état de faiblesse. "C'est une sorte de harcèlement, a-t-il confié récemment. C'est douloureux." Début octobre, à quelques jours de la sortie du dernier album d'Astérix, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Nanterre après une nouvelle plainte de Sylvie Uderzo. Elle accuse l'expert-comptable du dessinateur de "faux témoignage".

Albert Uderzo et son épouse Ada déplorent "que leur fille et son mari ne veulent à aucun prix d'une réconciliation (…). Ces actes ont pour unique objet de porter atteinte à notre intégrité psychologique, de hâter notre affaiblissement pour mettre la main sur notre patrimoine qu'ils convoitent." L'enjeu est de taille : un empire financier de plusieurs dizaines de millions d'euros.