"Qu'il ferme sa gueule" : le général chargé de piloter la reconstruction de Notre-Dame de Paris s'en prend à l'architecte

Le chantier de Notre-Dame de Paris, photographié le 5 novembre 2019, plus de six mois après l\'incendie qui a ravagé la cathédrale.
Le chantier de Notre-Dame de Paris, photographié le 5 novembre 2019, plus de six mois après l'incendie qui a ravagé la cathédrale. (MAXPPP)

Le ministre de la Culture a estimé que les propos de Jean-Louis Georgelin, qui avait été missionné par Emmanuel Macron quelques jours après l'incendie de la cathédrale, n'étaient "pas acceptables". 

La séquence n'est pas passée inaperçue. Invité devant la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale, mercredi 13 novembre, le représentant spécial d'Emmanuel Macron pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris a eu des mots peu amènes à l'égard de l'architecte en chef des monuments historiques.

Au moment d'évoquer la question de la reconstruction (à l'identique ou non) de la flèche, Jean-Louis Georgelin a demandé à Philippe Villeneuve (qui n'était pas présent dans la salle) de se taire. "Je lui ai déjà expliqué plusieurs fois (…), qu'il ferme sa gueule et que nous avançons en sagesse pour que nous puissions sereinement faire le meilleur choix pour Notre-Dame, pour Paris, pour le monde", a lâché l'ancien chef d'état-major des armées. Le général Jean-Louis Georgelin a été nommé par Emmanuel Macron quelques jours après l'incendie de l'édifice en avril.

Des "propos pas acceptables"

Le ministre de la Culture, Franck Riester, a réagi jeudi à ces propos. "Les propos du général Georgelin à l'encontre de Philippe Villeneuve, architecte en chef des monuments historiques en charge de Notre-Dame, ne sont pas acceptables. Le respect est une valeur cardinale de notre société. En tant que responsables publics, nous devons être exemplaires", a écrit le ministre sur Twitter.

L'architecte, lui, ne s'est pas exprimé. "Je suis dans la restauration de ce qui existe", avait expliqué Philippe Villeneuve à la mi-octobre sur RTL. "Le futur c'est soit 'je restaure à l'identique, ça sera moi', soit on fait une flèche contemporaine et ça sera un autre", avait ajouté l'architecte, au chevet de la cathédrale depuis 2013.

Vous êtes à nouveau en ligne