Pour la première fois depuis 216 ans, il n'y aura pas de messe de Noël à Notre-Dame de Paris

La cathédrale Notre-Dame de Paris et sa grue, le 19 décembre 2019.
La cathédrale Notre-Dame de Paris et sa grue, le 19 décembre 2019. (THOMAS SAMSON / AFP)

L'échafaudage qui avait été installé autour de la cathédrale avant l'incendie, déformé et fragilisé par les flammes, menace la voûte et l'équilibre de l'édifice gothique.

Huit mois après l'incendie du 15 avril, une grue géante veille sur Notre-Dame de Paris et l'échafaudage qui menace toujours l'édifice. En raison des travaux en cours, Notre-Dame de Paris ne connaîtra pas de messe de Noël pour la première fois depuis 1803. 

La cathédrale vieille de huit siècles va rester silencieuse une nuit de Noël : aucune cérémonie, aucune procession n'est prévue aux abords. La messe de Noël sera célébrée à minuit par le recteur de la cathédrale, Patrick Chauvet, dans l'église Saint-Germain l'Auxerrois, face au Louvre.

Démonter l'échafaudage fragilisé par le feu

La grue géante est arrivée le 16 décembre en pièces détachées à bord d'un convoi exceptionnel accompagnée de 40 camions d'équipements. Elle est en train d'être montée et culminera, une fois terminée, à 75 mètres (80 mètres avec la flèche qui la domine). Cette grue aura à mener l'opération la plus délicate de tout ce chantier herculéen de sécurisation : il s'agira de démonter un à un 10 000 tubes de métal, soit 250 tonnes au total, que l'incendie du 15 avril a soudés.

Un travail de plusieurs mois qui nécessite des préparatifs en raison de sa complexité. L'échafaudage déformé, fragilisé, telle une gigantesque toile d'araignée en plein ciel, menace la voûte et l'équilibre de la cathédrale.

Le ceinturage de l'échafaudage avec des poutres métalliques est réalisé aux deux tiers. Deux niveaux ont été ceinturés. Reste le ceinturage du niveau supérieur, lequel sera réalisé en janvier grâce à la grue.

Parallèlement, un deuxième échafaudage léger est en train de s'élever de part et d'autre de l'ancien. Cette structure sera plus haute, et, à partir de poutrelles équipées de rails, des cordistes descendront dans l'échafaudage afin de le découper. Le démontage, qui durera plusieurs mois, pourrait commencer en février.

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