Notre-Dame de Paris : rien n'est encore décidé pour la reconstruction de la flèche et de la charpente

La cathédrale Notre-Dame de Paris, à Paris, le 14 octobre 2019.
La cathédrale Notre-Dame de Paris, à Paris, le 14 octobre 2019. (DENIS MEYER / HANS LUCAS / AFP)

Le général Jean-Louis Georgelin, chargé de piloter la restauration du monument, était l'invité, dimanche, d'un entretien sur CNews et Europe 1.

"Notre-Dame n'est pas sauvée", "elle est toujours en état de péril". Le général Jean-Louis Georgelin, chargé de piloter la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris, a fait cette mise en garde, dimanche 5 janvier, lors d'un entretien avec CNews, Europe 1 et Les Echos"Aujourd'hui, ce sur quoi nous ne pouvons pas nous prononcer, c'est l'état de la voûte, il faut aller l'inspecter", a expliqué Jean-Louis Georgelin, qui s'est dit toutefois "assez confiant".

La prochaine opération prévue est le démontage de l'échafaudage, installé autour de la cathédrale avant l'incendie du 15 avril. Il doit être retiré, car il présente une menace pour le bâtiment. Ensuite, un diagnostic complet permettra aux architectes de préconiser comment restaurer la cathédrale. Une fois conclus les appels d'offres, se profilera le début de la reconstruction proprement dite, en 2021. Le président Emmanuel Macron a dit souhaiter que la reconstruction soit achevée en 2024, un délai jugé serré par certains spécialistes.

"Examen de toutes les options possibles"

La question du projet architectural demeure totalement ouverte, selon le général Georgelin. Il pourrait s'agir d'une construction à l'identique, comme le souhaite l'architecte chargé de Notre-Dame lui-même, Philippe Villeneuve, ou d'un geste architectural audacieux, comme l'a évoqué l'exécutif.

"Nous allons, pour la flèche, définir dans les semaines qui viennent le processus précis qui va permettre de faire la consultation qui a été annoncée", a indiqué Jean-Louis Georgelin. "Ceci nous conduira dans le courant de l'année 2020."

"Pour reconstruire la flèche, il faut d'abord que la charpente ait été faite, que le toit ait été refait", a indiqué le général Georgelin. Pour le choix du matériau de reconstruction de la charpente, "c'est un processus, pareil, il y aura étude, examen de toutes les options possibles", a-t-il assuré. Jean-Louis Georgelin a ainsi démenti des informations de presse affirmant que le choix d'une réfection à l'identique, en bois, avait été arrêté.

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