Dépollution de Notre-Dame : "On ne peut pas préjuger du succès ou de l'insuccès de l'opération"

La cathédrale Notre-Dame de Paris en cours de reconstruction, le 12 juillet 2019
La cathédrale Notre-Dame de Paris en cours de reconstruction, le 12 juillet 2019 (MAXPPP)

Plus de quatre mois après l'incendie, les travaux de décontamination débutent mardi aux abords de la cathédrale parisienne.

"C'est une intervention que nous allons suivre avec beaucoup d'attention et d'anticipation", a commenté mardi 13 août sur franceinfo Jacky Bonnemains, porte-parole de l'association Robin des bois, alors qu'une nouvelle opération de décontamination de la pollution au plomb débute aux abords de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

franceinfo : Êtes-vous satisfait de cette nouvelle opération de décontamination ?

Jacky Bonnemains : Oui. Il y a un proverbe en France qui dit "mieux vaut tard que jamais". Mais quand il s'agit de résorber des déchets après une catastrophe, mieux vaut tôt que tard. Ce qui nous frappe avec l'intervention d'aujourd'hui, c'est qu'elle arrive quatre mois après l'incendie, après deux applications de solutions qui se sont révélées infructueuses. La solution appliquée aujourd'hui est d'origine allemande. Elle est réputée sur les surfaces lisses, ce qui n'est pas le cas du parvis qui est recouvert de pavés. C'est une première à cette échelle en France.

On ne peut pas préjuger du succès ou de l'insuccès de cette opération. Il s'agit de pulvériser un gel. Les hommes seront intégralement protégés, en combinaison, avec des appareils respiratoires. L'idée est de laisser ce gel durcir pendant 48 heures ou un peu plus, selon les conditions météorologiques et ensuite d'aspirer avec des aspirateurs industriels. Le gel est supposé avoir agrégé les poussières de plomb.

Il y a quand même eu une prise de conscience de cette pollution...

Il y a eu une prise de conscience sur cette pollution du plomb grâce à l'association Robin des bois. Mais pendant quinze jours après l'incendie, ces 500 tonnes de plomb parties en fumée ont été soigneusement mises sous le tapis au profit des appels de fonds et de l'urgence à reconstruire la cathédrale.

Outre le parvis, il reste à traiter les jardins publics à proximité de Notre-Dame. Le gel, si cette solution s'avère efficace, ne pourra pas y être employé. À l'extérieur de la cathédrale, il y a également ce fameux échafaudage, qui était adossé à la flèche qui s'est effondrée. Il constitue un gros problème d'assainissement et de démontage. C'est un nid de poussière. C'est une intervention que nous allons suivre avec beaucoup d'attention et d'anticipation.

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