Torture en Algérie : une arrière-pensée politique d'Emmanuel Macron ?

La visite d'Emmanuel Macron à la veuve de Maurice Audin, torturé et tué par l'armée française est-elle surprenante ? La journaliste Nathalie Saint-Cricq fait le point.

Jeudi 13 septembre, Emmanuel Macron a demandé pardon à la veuve de Maurice Audin, torturé en Algérie, par l'armée française. Est-ce que le geste d’Emmanuel Macron est conforme à ce qu'il pense et ce qu'il dit ? Selon la journaliste de France 2 Nathalie Saint-Cricq, en plateau, "c'est cohérent par rapport à ce qu'il a toujours dit. Il appartient à une génération qui envisage l'Histoire et cette guerre, de façon rationnelle et non passionnelle. En lui reconnaissant l'usage de la torture en Algérie et la responsabilité de l'État, il ne fait qu'admettre ce que tout le monde savait mais qu'aucun président n'avait osé dire avant".

Une reconnaissance des faits

Y aurait-il une arrière-pensée politique du président ? "Il y en a forcément un petit peu", répond la journaliste. Emmanuel Macron a "d'abord marqué la différence par rapport à ses prédécesseurs". Il a ensuite "envoyé un signal clair à la gauche et puis tenté l'apaisement avec l'Algérie et la communauté française d'origine algérienne. Il s'agit d'une reconnaissance des faits et non de repentance même si lui, a demandé pardon", rajoute la journaliste. Enfin, "il considère que ce travail de vérité doit être fait par tous les partis, sur tous les sujets avec tous les non-dits concernant cette guerre. C'est une façon de dire à l'Algérie que nous avons fait le premier pas, à vous de faire pareil", conclut Nathalie Saint-Cricq.

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