Rafle et destruction du Vieux-Port de Marseille : une enquête ouverte pour crimes contre l'humanité

France 3

À Marseille (Bouches-du-Rhône), en 1943, l'armée allemande, avec le concours de la police française, organise une rafle dans le quartier du Vieux-Port, puis le quartier est dynamité quelques jours plus tard. Une enquête est ouverte pour "crimes contre l'humanité".

Ils reviennent sur les traces de leur passé. Robert Barone et Antoine Mignemi avaient 6 ans lorsque le 24 janvier 1943, ils sont raflés à Marseille (Bouches-du-Rhône) sur ordre des Allemands. 800 juifs partent pour les camps de la mort et 20 000 Marseillais sont expulsés de leurs logements et partent par convoi dans un camp d'internement du Var. Les Allemands veulent raser ce qu'ils appellent "la verrue de l'Europe", en raison notamment de la présence de prostituées et de maquereaux et du fait que la géographie était propice à la clandestinité.

1 500 immeubles démolis

"L'ordre est venu d'Heinrich Himmler et il l'a fait exécuter par la police française", explique Jean-Pierre Cassély, guide conférencier. Une semaine après la rafle, 1 500 immeubles sont démolis, une tragédie. En janvier dernier, au nom de quatre survivants, Me Pascal Luongo, avocat au barreau de Marseille, a déposé une plainte contre X pour crime contre l'humanité. "Il y a eu tellement de difficultés de vie, tellement de douleurs", relate Antoine Mignemi. Suite à cette plainte, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "crimes contre l'humanité".

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne