Rafle du Vieux-Port à Marseille : ouverture d'une enquête pour "crimes contre l'humanité" 76 ans après

France 3

En 1943, au moins 20 000 Marseillais ont été raflés à Marseille (Bouches-du-Rhône). La justice vient d'ouvrir une enquête pour "crimes contre l'humanité".

Avec le soutien de la police de Vichy (Allier), les Allemands réalisent leur première rafle à Marseille (Bouches-du-Rhône) le 22 janvier 1943. 800 Juifs sont arrêtés et envoyés à la mort dans des camps d'extermination nazis. Deux jours plus tard, c'est au tour du Vieux-Port d'être encerclé par des soldats allemands et des miliciens français sur ordre d'Hitler. Il voulait épurer la ville qu'il appelait le "chancre de l'Europe". "Dans la nuit, la police est arrivée. La police française je précise bien (...) on nous a tout de suite demandé de nous préparer et d'apporter le minimum", se souvient Antoinette Castagno, victime de la rafle.

"Nous étions très peu alimentés"

20 000 personnes sont expulsées, 12 000 d'entre elles seront transférées vers un camp de rétention à Fréjus (Var) dans des conditions inhumaines. "Nous avons couché sur de la paille, nous étions très peu alimentés", poursuit Antoinette Castagno. Après l'ouverture d'une enquête pour "crimes contre l'humanité", les victimes vont enfin voir reconnu leur passé douloureux. 

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