Nuit du Nouvel An : à quoi ressemblera le dispositif de sécurité à Paris et en régions ?

Un policier patrouille sur les Champs-Elysées, à Paris, le 31 décembre 2018.
Un policier patrouille sur les Champs-Elysées, à Paris, le 31 décembre 2018. (ZAKARIA ABDELKAFI / AFP)

Près de 100 000 policiers et gendarmes mobilisés dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Ils étaient 148 000 l'an dernier, dans un contexte de protestation des "gilets jaunes".

Même s'il n'y a "pas de risque particulier que nous ayons identifié, mais nous savons les tensions que nous pouvons connaître dans les grands rassemblements". C'est avec ces mots que le ministre de l'Intérieur a présenté le dispositif de sécurité qui va être spécialement déployé, mardi 31 décembre, pour le passage à la nouvelle année. Au total, près de 100 000 membres des forces de l'ordre seront "sur le terrain, aux côtés des collectivités locales, des pompiers, et accompagnés par les militaires", a expliqué Christophe Castaner, depuis le pont d'Iéna à Paris, où il a convié la presse. Franceinfo vous donne les détails du plan.

Un dispositif moins important qu'en 2018

Alcool, vitesse, stupéfiants... Une partie des 100 000 agents seront déployés au bord des routes car la nuit de la Saint-Sylvestre est l'une des plus meurtrières de l'année. "Nous serons présents en matière de contrôles et de sécurité routière (...), nous serons totalement mobilisés", a expliqué Christophe Castaner. Néanmoins, le dispositif de sécurité 2019 a été allégé par rapport aux deux dernières années. 

Le 31 décembre 2017, 140 000 agents avaient été mobilisés pour l'occasion. Un an plus tard, le 31 décembre 2018, ils étaient près de 148 000. C'est que le contexte est différent : l'an passé, des "gilets jaunes" avaient prévu de se mêler à la foule venue célébrer le Nouvel An dans plusieurs villes de France (à Nice et à Bordeaux, par exemple) et sur les Champs-Elysées à Paris. Cette année, des appels à se rassembler ont encore été lancés mais localement cette fois.

En plus des 100 000 policiers et gendarmes, près de 40 000 pompiers et personnels de la sécurité civile, et près de 5 000 militaires seront mobilisés partout en France, à l'occasion du réveillon de la Saint-Sylvestre, a annoncé le ministre de l'Intérieur, appelant "chacune et chacun à la responsabilité" et à ne pas "mélanger la fête avec la violence".

Un impact de la grève sur les transports à Paris

En revanche, rien ne dit que le mouvement contre la réforme des retraites ne se glisse pas par endroits dans le programme des festivités. Christophe Castaner affirme avoir pris en compte "la spécificité liée à la difficulté des transports, que nous connaissons à Paris", en raison de cette grève. Contrairement à d'habitude, le réseau de transports ne fonctionnera pas en continu toute la nuit, cette année, à l'occasion du réveillon de la Saint-Sylvestre. Seules les lignes automatisées 1 et 14 circuleront, uniquement jusqu'à 2h15 du matin. En revanche, les lignes de tramway 2, 3, 3a et 3b fonctionneront toute la nuit et les autobus Noctilien seront "fortement renforcés".

Un périmètre autour des Champs-Elysées

La célèbre avenue parisienne sera une nouvelle fois un point chaud. Entre 250 000 et 300 000 personnes s'y massent chaque année pour trinquer et faire la fête. Le spectacle son et lumières prévu sur l'Arc de triomphe doit démarrer à 23h20Pour éviter tout débordement, un périmètre de protection comprenant des points de filtrage va être installé autour de l'avenue. Pas très loin, la tour Eiffel fait aussi l'objet d'un dispositif spécial de sécurisation.

Les pétards interdits à certains endroits

Comme chaque année, plusieurs villes, départements et régions ont pris des arrêtés pour interdire l'usage de pétards sur la voie publique le soir du Nouvel An. C'est notamment le cas de la préfecture d'Auvergne-Rhône-Alpes. "La vente ainsi que la détention et l’usage de pétards et de feux d’artifices sur la voie publique sont interdits toute la journée du 31 décembre 2019 ainsi que le 1er janvier 2020 jusqu'à 12 heures", peut-on lire dans un communiqué qui précise que cette interdiction ne s’applique évidemment pas aux spectacles pyrotechniques dûment déclarés.

La préfecture du Nord a également pris des dispositions allant dans ce sens. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, l'usage et la vente de pétards y sont même interdits depuis la mi-décembre, selon France 3.

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