Stéphane Lissner : le modèle économique de l’Opéra de Paris change

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Le nouveau directeur de l'Opéra de Paris, qui présente sa première saison à la tête des deux prestigieuses salles que sont Garnier et Bastille, est l’invité de France Info. Stéphane Lissner lance la première nouvelle production maison dans quelques jours : "Moïse et Aron", de Schönberg à Bastille, mise en scène par Roméo Castelucci et dirigée par Philippe Jordan.

Depuis plus de 30 ans Stéphane Lissner secoue le monde de l'opéra. Au théâtre du Châtelet, au festival d'Aix-en-Provence et à la Scala de Milan, dont il fut le premier surintendant non-italien. Dans tous ces lieux prestigieux, il a imposé des œuvres réputées difficiles, des metteurs en scène innovants comme Patrice Chéreau, Claude Régy, Roméo Castelucci puisqu'on parle de Moïse et Aron .

Stéphane Lissner c'est aussi un carnet d'adresses en or massif dans le monde des affaires, bien utile pour convaincre des mécènes, une obsession de la jeunesse : les jeunes artistes d'abord avec les académies créées tout au long de son parcours et le jeune public : 25.000 places à 10 euros pour les moins de 28 ans tout au long de la saison, à Paris c'est du jamais vu.

Une autre obsession, la tétralogie de Wagner, l'œuvre la plus monumentale du lyrique. On attend donc sa 4e tétralogie pour sa 4e direction. Ajoutez à cela que Stéphane Lissner a choisi Benjamin Millepied pour diriger la danse, vous comprenez mieux pourquoi cette rentrée fait parler.

Récemment le palais Garnier a été envahi par 20 danseurs qui interprétaient 80 solos dans tous les espaces sauf la scène, avec le public juste devant eux, enfin cette saison est aussi digitale. Ouverture de la 3e scène numérique, des artistes qui n'ont rien avoir avec le lyrique ou la danse créent des œuvres vidéos en côtoyant tous ceux qui travaillent à l'Opéra de Paris

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