Un informaticien, soupçonné d'avoir piraté la billetterie en ligne du Hellfest, interpellé en Bretagne

L\'entrée du festival Hellfest, à Clisson (Loire-Atlantique), le 21 juin 2019.
L'entrée du festival Hellfest, à Clisson (Loire-Atlantique), le 21 juin 2019. (PHILIPPE THOMAS / FRANCE-BLEU BASSE-NORMANDIE)

L'homme âgé de 30 ans est accusé d'avoir programmé l'envoi de 46 000 connexions simultanées dès le lancement des ventes.

Un informaticien, soupçonné d'avoir piraté la billetterie en ligne du Hellfest, a été interpellé cette semaine en Bretagne par la police judiciaire parisienne, rapporte vendredi 18 octobre France Bleu Loire Océan.

L'homme, domicilié près de Rennes, a été interpellé par les agents d'une cellule de la police judiciaire de Paris spécialisée dans la cybercriminalité. Il lui est reproché d'avoir piraté les serveurs de la billetterie en ligne du Hellfest, le mardi 9 octobre, jour de l'ouverture à la vente des pass de l'édition 2020, qui se tiendra du 19 au 21 juin prochains.

Des festivaliers en colère

Cet informaticien de métier est accusé d'avoir programmé l'envoi de 46 000 connexions simultanées dès le lancement des ventes, ce qui a saturé et immédiatement bloqué les serveurs du prestataire du festival de musique, la société Weezevent. L'homme âgé de 30 ans a expliqué aux enquêteurs qu'il voulait absolument un billet pour le festival mais qu'il ne parvenait pas à aller au bout de la procédure d'achat une fois entré sur le site.

De nombreux festivaliers ont exprimé leur colère et leur déception sur les réseaux sociaux. Tous racontent qu'ils se sont retrouvés sur une page d'erreur au moment du paiement et ont dû recommencer leur démarche, en vain, relate France Bleu Loire Océan.

Ce gros bug informatique a mis en colère le directeur du festival, Benjamin Barbaud, qui déplore les conséquences pour l'image du festival. Il a demandé des explications à la société prestataire en charge de la billetterie. Cette dernière va réclamer une réparation financière lors de l'audience de comparution immédiate qui devait se tenir devant le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Vous êtes à nouveau en ligne