Barny Fletcher, Ghali et Gus Dapperton : trois découvertes à ne pas manquer au Lollapalooza Paris 2019

Le rappeur anglais Barny Fletcher, nouvelle tête à ne pas louper au Lollapalooza 2019.
Le rappeur anglais Barny Fletcher, nouvelle tête à ne pas louper au Lollapalooza 2019. (SAISIE ECRAN DU CLIP BLUE SKIES REALISE PAR VASILISA FORBES)

Notre sélection des artistes émergents à ne pas manquer sur l'hippodrome de Longchamp le weekend du 20 et 21 juillet.

Nekfeu, The Strokes, OrelSan, Roméo Elvis, Ben Harper, Martin Garrix… Ce ne sont pas les têtes d’affiches qui manquent au programme de cette troisième édition du festival Lollapalooza Paris. Mais avec près de 50 artistes, le festival fait la part belle aux talents émergents. Notre sélection de concerts de petits artistes aux grandes ambitions à ne pas manquer . 

Barny Fletcher, Old School du futur

Youtube - Barny Fletcher

C’est la nouvelle recrue de la maison TaP Music, aux côtés de Dua Lipa et Lana Del Rey. Son nom est Barny Fletcher, et quelques titres compilés dans une première mixtape publiée cette année permettent dejà d'affirmer qu'il s'agit de véritables pépites. 

Avec seulement quelques milliers de vues sur Youtube (malgré des clips déjantés à l’esthétique travaillée), et moins de 300 followers sur Soundcloud - où il a lancé sa carrière de rappeur il y a moins de deux ans - ce British de vingt ans surprend par son débit impressionnant craché sur des beats old school. 

Son flow rappelle parfois celui de Frank Ocean (Blu Skyes) et ses mélodies celles d’Anderson. Paak (Game Over). Parmi ses influences, le jeune anglais cite Queen, Kendrick Lamar, et les Beatles. Mais Barny Fletcher a indéniablement une patte, une identité musicale bien à lui, due notamment à un grain de voix particulier. Il affiche un style exubérant, made in London, à base de couleurs criardes et motifs léopard. Et à en croire ses clips, il est plutôt bon danseur.

Il y a donc fort à parier que le hip-hop coloré et acidulé de ce jeune prodige retournera la scène Greenroom de Lollapalooza. Et sûrement beaucoup d'autres à l'avenir. 

Samedi 20 juillet à 13h40 sur la Alternative Stage powered by Greenrom

Ghali, star italienne à la sauce tunisienne

Youtube - Ghali

Il explose les records d’écoutes sur Spotify, mais reste encore presque inconnu en France, malgré un feat avec Lacrim. Pourtant, de l’autre côté des Alpes et de la Méditerranée, Ghali est une star incontestée du rap.

Né de parents tunisiens, Ghali a grandi dans une banlieue difficile de Milan. Mais ce rappeur au doux visage est loin de jouer les gangsters. Son rap mélodieux, chanté en italien, en arabe, et parfois même en français, relève d’un heureux mélange d’influences.

Du haut de ses 26 ans, il crache son flow italien sur des rythmes orientaux.
Biberonné à Michael Jackson, il commence à écrire à l’âge de 11 ans, et évoque parmi ses influences plus récentes Stromae, Booba, ou encore Migos, qui jouera également à Lollapalooza.

Ghali refuse de qualifier son oeuvre de politique. Pourtant, l’artiste aux tresses brunes chante l’islam dans un pays dévoré par le nationalisme, et évoque dans ses textes les drames liés à la crise migratoire.

Son premier album, sobrement intitulé Album - sorti en 2017 sur son propre label Sto Records - devient disque d’or en deux semaines. Ghali explose les compteurs, avec 200.000 écoutes sur Spotify en 24 heures pour son titre Ninna Nanna, du jamais vu en Italie. Le live de cet artiste qui décloisonne les genres pourrait bien créer la surprise chez le public français, encore épargné par le phénomène italien, qui cartonne aussi en Tunisie.

Samedi 20 juillet à 15h, sur la Main Stage 2

Gus Dapperton, la hype new-yorkaise

Youtube - Gus Dapperton

Gus Dapperton aura l’honneur d’inaugurer la Main Stage 1 de cette troisième édition du Lollapalooza Paris. Avec ses lunettes en plexiglas épais et ses cheveux peroxydés, ce new-yorkais ultra-looké s’est fait connaître en 2017 grâce à son titre “I’m Just Snacking”. Depuis, l’Américain aux ongles peints et aux yeux maquillés a pris de l’envergure.

Entre le rock langoureux et la pop lo-fi, il a sorti son premier album “Where Polly People Go to Read” en mars dernier. Ses ballades aux accents nostalgiques sonnent résolument moderne, et le style androgyne de cet artiste décomplexé détonne avec sa voix grave délicieusement cassée.

S'il avoue rêver secrètement de briller sur grand écran, c'est pour l'instant sur scène qu'il est acclamé par le public. Après le We Love Green au mois de juin, c'est donc à Lollapalooza que Gus Dapperton s'en va conquérir le coeur des mélomanes parisiens. 

Samedi 20 juillet à 14h15 sur la Main Stage 1

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