"Le Retour d'Ulysse" de Monteverdi : des chanteurs lyriques animent des marionnettes géantes

La compagnie sud-africaine Handspring Puppet Company reprend sa version de l\'opéra de Montverdi \"Le Retour d\'Ulysse\" avec les chanteurs du Studio de l\'Opéra de Lyon qui ont du se former à l\'art de la marionnette. 
La compagnie sud-africaine Handspring Puppet Company reprend sa version de l'opéra de Montverdi "Le Retour d'Ulysse" avec les chanteurs du Studio de l'Opéra de Lyon qui ont du se former à l'art de la marionnette.  (Culturebox - capture d'écran)

Créé en 1998, ce spectacle est le seul opéra au répertoire de la célèbre troupe sud-africaine Handspring Puppet Company. "Le Retour d’Ulysse" de Monteverdi met en scène des marionnettes géantes, manipulées à quatre mains par des marionnettistes professionnels et les chanteurs du Studio de l’Opéra de Lyon. Un exercice inédit pour ces derniers.

Née au Cap en Afrique-du-Sud en 1981, la Handspring Puppet Company développe un théâtre pluridisciplinaire où les marionnettes occupent une place très importante. De grandes marionnettes à tiges en bois brut et au visage buriné qui donne une autre dimension à cette version de l'opéra de Monteverdi. Sur scène, elles sont animées par les marionnetistes sud-africains et les chanteuses et chanteurs du Studio de l'Opéra de Lyon qui participent à la reprise de cette production mythique. 

Reportage : O. Denoyelle / S. Goldstein / J. Nouck-Nouck / F. Rudolf


Un exercice difficile

Les chanteurs, novices dans l'art de manipuler les marionnettes, ont dû tout apprendre pendant les répétitions pour arriver à concilier les deux et évoluer dans un amphithéâtre de bois rappelant les premiers théâtres de la Renaissance. Une vraie performance qui a nécessité beaucoup de travail.  

Souvent il faut chanter pendant que la marionnette marche. Il faut garder le rythme de la musique avec un rythme de marche totalement différent. Et après, les bras de la marionnette doivent être totalement indépendants (…) et c’est très difficile au début d’obtenir ça.Alexandre Pradier , ténor

 
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