Les Victoires de la musique classique le 13 février : Lang Lang, Philippe Jaroussky et les autres

Une des récentes soirées des Victoires de la musique classique.
Une des récentes soirées des Victoires de la musique classique. ( FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Victoires de la musique 2019, c'est parti. La 26e édition a lieu à La Seine Musicale, retransmis sur France 3 et sur Culturebox. La soirée, présentée par Leïla Kaddour en binôme non plus avec Frédéric Lodéon mais Judith Chaine (de France Musique) voit la compétition pour les Victoires accompagnée d'un riche programme qui mettra notamment la transmission à l'honneur.

Comme les Victoires de la musique consacrées aux musiques pop, rock, hip hop, électro, etc. qui ont eu lieu le 8 février, les Victoires de la musique classique de ce soir 13 février ont choisi de s'installer à la Seine Musicale, sur l'Ile Séguin à Boulogne.

Le cœur de la soirée est constitué par la compétition des Victoires, avec six catégories : soliste instrumental, artiste lyrique, révélation soliste instrumental et révélation artiste lyrique, compositeur, et enfin enregistrement (voir la liste des nominations, plus bas). Les artistes sur scène seront accompagnés, selon les répertoires, par l’Orchestre national d’Île-de-France dirigé par Julien Leroy, avec également la Maîtrise des Hauts-de-Seine et le Chœur Unikanti. Autre formation que l'on écoutera, Insula Orchestra en résidence à La Seine Musicale, dirigé par la chef d'orchestre Laurence Equilbey.

Une Victoire d'honneur pour Lang Lang

Quelques-uns des grands noms de la scène musicale actuelle seront également sur le plateau des Victoires et font le spectacle avec la compétition. Parmi eux, le pianiste Lang Lang est l'invité exceptionnel de ces 26e Victoires et recevra une Victoire d'Honneur pour l'ensemble de sa carrière. Lang Lang, ou le parcours éclair d'un enfant prodige du piano chinois devenu en quelques années à peine l'un des musiciens classiques les plus courus de la planète. Adoubé par les pianistes Christoph Eschenbach et Daniel Barenboim, sa consécration est le fait du chef Nikolaus Harnoncourt en 2014.

Parmi les autres invités de la soirée, Roberto Alagna et Aleksandra Kurzak, un duo que l'on retrouvera bientôt à l'Opéra Bastille dans "Otello" et qui a signé un très beau disque "Puccini in Love" (chez Sony). Autres stars invitées : le violoniste Renaud Capuçon (disque "Cinéma" chez Warner Classics), le violoncelliste Edgar Moreau (révélation soliste instrumental en 2013, auteur d'un disque Offenbach/Gulda qui sort ces jours-ci chez Erato), la soprano Julia Fuchs (également révélée par les Victoires, son disque "Mademoiselle" sort chez Deutsche Grammophon), le compositeur Karol Beffa (nommé Victoire l'année dernière et dont une œuvre sera interprétée ce soir), le quatuor de percussions Beat (qui interprètera le célèbre "Vol du bourdon" de Rimsky Korsakov).

La transmission à l'honneur : Philippe Jaroussky, son Académie et le Conservatoire de Boulogne

Celui qui se considère un peu comme un "enfant des Victoires", Philippe Jaroussky, lauréat de quatre prix en une quinzaine d'années, n'est pas là pour une nomination, ni comme simple invité. Mais en qualité de directeur de sa nouvelle Académie en résidence à la Seine musicale. Deux séquences lui sont consacrées : dans la première, le célèbre "Trio pour piano, violon et violoncelle" de Schubert (popularisé par le film "Barry Lindon") est donné en partie par des jeunes : "on a ce challenge de faire travailler le début à trois de nos enfants qui ont commencé la musique seulement l'année dernière, et la suite sera jouée par trois de nos jeunes talents et enfin par mes trois acolytes qui ont accepté de faire les master-class, le violoncelliste Christian Pierre la Marca, la violoniste Geneviève Laurenceau et le pianiste David Kadouch", nous a expliqué Philippe Jaroussky. "On va donc avoir trois trios sur scène, l'idée c'est de parler de transmission, des débuts jusqu'à l'artiste qui s'épanouit sur scène".

Deuxième séquence : Philippe Jaroussky chante avec l'un de ses jeunes talents, Paul Antoine Bénos, contre-ténor aussi. Ils interprètent un duo de Bononcini, un artiste du début du 18e siècle, accompagnés de Christian-Pierre La Marca, Miguel Rincon Rodriguez et Yoko Nakamura. Dans le même esprit de valorisation de la transmission, sur lequel les Victoires s'impliquent particulièrement cette année, des élèves du Conservatoire de Boulogne-Billancourt interviennent dans une séquence spéciale avec les pianistes Nathalie Milstein, Marie-Ange Nguci, Pierre-Yves Hodique et Nathanaël Gouin.

La compétition : toutes les nominations en un clin d'œil

  • Soliste instrumental
Nicholas Angelich, piano
Bertrand Chamayou, piano
Jean-Guihen Queyras, violoncelle

  • Artiste lyrique
Stéphane Degout, baryton
Elsa Dreisig, soprano
Sandrine Piau, soprano
 Théo Fouchenneret, Alexandre Kantorow, Thibaut Garcia, Ambroisine Bré, Guilhem Worms, Eléonore Pancrasi.
 Théo Fouchenneret, Alexandre Kantorow, Thibaut Garcia, Ambroisine Bré, Guilhem Worms, Eléonore Pancrasi. (Victoires de la musique classique)
  • Révélation, soliste instrumental
Théo Fouchenneret, piano
Thibaut Garcia, guitare
Alexandre Kantorow, piano

  • Révélation, artiste lyrique
Ambroisine Bré, mezzo-soprano
Eléonore Pancrazi, mezzo-soprano
Guilhem Worms, baryton basse*

  • Compositeur
 Benjamin Attahir – "Adh dhohr", pour serpent et orchestre (création / France)
Guillaume Connesson – "Les horizons perdus", pour violon et orchestre (création / Belgique)
Jean-Frédéric Neuburger – "Concerto pour piano" (création / France)

  • Enregistrement
"Berlioz - Les Troyens" (Erato), direction de par John Nelson
"Bizet - Les pêcheurs de perles" (Pentatone), direction d'Alexandre Bloch
"Chimère" (Alpha), par Sandrine Piau avec Susan Manoff
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