"Les Boréades" de Rameau à l'opéra de Dijon : une ode à la liberté d'aimer

Une scène de l\'opéra ballet \"Les Boréades\"
Une scène de l'opéra ballet "Les Boréades" (Gilles Abegg)

L'opéra ballet Les Boréades de Jean-Philippe Rameau est à l'affiche de l'Opéra de Dijon pour quatre représentations. Le compositeur s'était inspiré de la mythologie pour cette ode à la liberté d'aimer. La mise en scène, contemporaine, est signée Barrie Cosky, et Emmanuelle Haïm est à la baguette pour diriger son ensemble Le Concert d'Astrée.

"Les Boréades" est une oeuvre de fin de vie. Jean-Philippe Rameau l'a composée en 1763 à 80 ans, un an avant de mourir. Il ne la verra jamais montée sur scène. Le compositeur y a mis toute sa passion pour en faire une ode à la liberté d'aimer.

Cinq ans après "Castor & Pollux", le metteur en scène australien Barrie Cosky revient dans la ville natale du compositeur pour offrir une version très contemporaine des Boréades.

La mise en scène est probablement une des plus difficiles à faire. L'histoire est très simple mais entre les scènes tragiques, Rameau a inclu de nobreuses séquences à la fois dansées ou abstraites dans la pièce. C'est un challenge !

Barrie Cosky
Metteur en scène

Reportage France 3 Bourgogne : M. Damoy / R. Liboz / P. Di Betta / C. Ngoc

C’est la liberté qu’il faut que l’on aime / Le bien suprême, c’est la liberté !Les Boréades Acte II


Au delà de la liberté d'aimer, "Les Boréades" apparaît comme un opéra révolutionnaire et inclassable qui s'attaque de manière frontale aux privilèges et aux fondements des pouvoirs autoritaires.

Dans cette oeuvre de près de trois heures, la soprano Emmanuelle de Negri tient quatre rôles. "Il n'y a qu'un cube sur scène mais avec l'éclairage il y a plein de surprises. Je pense que c'est un specatcle où on ne peut pas s'ennnuyer. C'est l'occasion de découvrir l'opéra dans ce qu'il a de moderne", explique-t-elle.
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