Pour Yves Bigot, France Gall "exprimait l'universel"

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Yves Bigot, journaliste et auteur de la biographie "Quelque chose en nous de Michel Berger", est l'invité du 20 heures de France 2. 

Pourquoi la mort de France Gall provoque-t-elle tant d'émotion ? "Parce qu'après avoir été une des quatre yéyé girls des années soixante avec Sylvie Vartan, Françoise Hardy, et Sheila, elle est devenue, à travers les chansons de Michel Berger, celle qui exprimait à la fois les émotions intimes des jeunes filles, mais aussi des garçons des années 70, des années 80", analyse Yves Bigot, journaliste et auteur de la biographie "Quelque chose en nous de Michel Berger". "Elle était la plus grande vedette française de ces décennies-là. Mais aussi, au-delà de cette intimité, elle exprimait également l'universel, qui était contenu dans les messages de ses chansons, et l'engagement, qui était à la fois sociétal et humanitaire qui allait avec." 

"Une chanteuse de jazz frustrée"

"Il faut voir qu'avec Michel et Daniel Balavoine, ils étaient membres, autour du journaliste Lionel Rotcage, de la branche française de Band Aid de Bob Geldof, qui s'appelait Action école", poursuit le journaliste. France Gall était une femme libre, une femme qui s'est libérée. "Elle avait du caractère France, et c'était une interprète remarquable aussi", estime Yves Bigot. "Certes, elle était le haut-parleur de Michel Berger, parce qu'elle était beaucoup plus populaire que lui, donc c'est elle qui faisait passer les messages qui leur tenaient tant à coeur, à tous les deux. Mais c'était une interprète remarquable, une très bonne artiste de scène, parce qu'une chanteuse de jazz frustrée d'une certaine façon, mais avec un sens rythmique impeccable, avec beaucoup de dynamique (...).

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