Madonna compare le "niveau d'intolérance" en France et en Europe "à l'Allemagne nazie"

Madonna se produit sur la scène des Grammy Awards, à Los Angeles (Etats-Unis), le 8 février 2015.
Madonna se produit sur la scène des Grammy Awards, à Los Angeles (Etats-Unis), le 8 février 2015. (ROBYN BECK / AFP)

A l'occasion de la sortie de son nouvel album, la chanteuse dénonce "l'époque folle que nous traversons", et s'inquiète du "niveau d'intolérance" actuel sur le vieux continent.

Depuis l'autre côté de l'Atlantique, Madonna n'est guère optimiste pour l'Europe. Dans un entretien accordé à Europe 1, et diffusé vendredi 27 février, la star s'inquiète de "cette époque folle que nous traversons", notamment en France, qui lui fait penser "à l'Allemagne nazie".

"La France était le premier pays à accepter les gens de couleur"

"Lorsque j'ai pris la parole lors de mes derniers concerts, notamment ici à Paris, à l'Olympia [en 2012], je parlais spécifiquement de la montée du parti fasciste, raconte la chanteuse à l'occasion de la sortie de son nouvel album Rebel Heart, le 6 mars. A l'époque, je recevais des critiques mais aussi des menaces de la part de Marine Le Pen et de son parti."

"J'observais que la France était le pays qui avait le premier accepté les gens de couleur, qu'elle avait accueilli des artistes comme Joséphine Baker (...), que la France avait été une terre d'asile, pour tous ces gens-là, que la France avait encouragé la liberté sous toutes ses formes, poursuit-elle. Et que malheureusement, cet esprit avait complètement disparu. C'est valable pour aujourd'hui."

"Je suis Charlie"

La chanteuse s'alarme du "niveau d'intolérance" actuel, avec notamment la montée de l'antisémitisme, "cette vieille rengaine aryenne". Dans un entretien à France 2, Madonna en profite pour afficher son soutien à Charlie Hebdo après les attentats. "Je suis Charlie, assure-t-elle. Ce qui leur est arrivé aurait très bien pu m'arriver à moi. L'idée que l'on puisse être tué seulement pour avoir exercé sa liberté d'expression, pour moi, c'est inacceptable."

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