Le chanteur de "Gangnam Style" s'excuse pour ses attaques anti-américaines

(ALAN SIU / EYEPRESS)

En 2002, Psy avait cassé un faux char sur scène, pour protester contre la présence américaine en Corée du Sud et la mort de deux adolescentes sud-coréennes.

MUSIQUES - "Je serai toujours désolé pour la peine causée par ces mots". Le chanteur sud-coréen Psy, connu pour son tube planétaire Gangnam style, a présenté samedi 8 décembre ses excuses pour ses diatribes anti-américaines vieilles de dix ans.

Les médias ont évoqué à nouveau cette affaire aux Etats-Unis juste avant un spectacle prévu dimanche dans le cadre du concert annuel "Christmas in Washington" ("Noël à Washington"), auquel doivent assister le président américain, Barack Obama, et sa famille.

Appel à l'assassinat des Yankees

En 2002, le chanteur avait cassé un faux char sur scène, pour protester contre la présence américaine en Corée du Sud et la mort de deux adolescentes sud-coréennes mortes écrasées par un véhicule militaire américain. Deux ans plus tard, il avait interprété une chanson injurieuse et controversée, appelant à l'assassinat des "Yankees qui ont torturé les prisonniers irakiens". "Tuez leurs filles, leurs mères, leurs belle-filles, et leur pères. Tuez-les tous lentement et douloureusement", avait-il chanté sur un air de rap. Psy avait interprété cette chanson lors d'un concert, après qu'un missionnaire sud-coréen eut été décapité par des militants islamistes en Irak, pendant la guerre menée par les Etats-Unis, pour protester contre le soutien de la Corée du Sud à Washington.

Des représentations d'autant plus surprenantes car ces derniers mois, le chanteur de 34 ans a présenté son spectacle  "aux soldats américains - y compris une apparition dans le show de Jay Leno présenté spécialement pour eux". "J'espère que ces soldats ainsi que tous les Américains accepteront mes excuses", a-t-il ajouté.

Il a expliqué que son show et ses chansons étaient une "réaction profondément émotionnelle" à la guerre en Irak et la mort de deux écolières, et qui "s'inscrivait dans le cadre d'un sentiment général contre la guerre partagé par d'autres de par le monde". "Si je suis reconnaissant de pouvoir jouir de la liberté d'expression, j'ai appris qu'il y a des limites à ce que l'on peut dire, et je suis profondément désolé pour l'interprétation que l'on pourrait faire de ces paroles".