Norman Gimbel, le parolier de "The Girl From Ipanema", est mort

Astrud Gilberto : pochette de \"The Girl From Ipanema\"
Astrud Gilberto : pochette de "The Girl From Ipanema" (DR)

Norman Gimbel, célèbre parolier américain, notamment de "The Girl from Ipanema", l'adaptation américaine de "A Garota de Ipanema" immortalisée par Astrud Gilberto, ou encore "Killing Me Softly", ou "Happy Days", est décédé à l'âge de 91 ans, a annoncé vendredi 28 décembre l'organisme américain de protection des droits musicaux, la BMI.

Récompensé de plusieurs Grammy Awards, "Ecrivain authentiquement doué et prolifique" selon les termes de la Broadcast Music Inc., Norman Gimbel est mort le 19 décembre à son domicile de Montecito, en Californie, où il résidait depuis de nombreuses années, a indiqué son fils Tony Gimbel, au Hollywood Reporter.

Standards

Natif de Brooklyn, Norman Gimbel avait remporté un Academy Award pour la meilleure chanson originale avec David Shire pour "It Goes Like It Goes" interprété par Jennifer Warnes, pour le film "Norma Rae", de 1979.

Il avait remporté aussi en 1973, avec son collaborateur de longue date Charles Fox, le Grammy pour la meilleure chanson de l'année, pour "Killing Me Softly", interprété par Roberta Flack. L'air, devenu un standard, avait été repris avec succès dans les années 1990 par le groupe de hip hop The Fugees.

Mais les paroles en anglais de "The Girl from Ipanema", écrites pour accompagner le célèbre standard brésilien "A Garota de Ipanema" (musique de Tom Jobim, paroles brésiliennes de Vinícius de Moraes), lui valurent également en 1965 un Grammy pour l'enregistrement de l'année, devenu avec les années l'une des chansons les plus diffusées de tous les temps.

"Facile et plaisant"

Robert Folk, qui a écrit avec Norman Gimbel une quinzaine de chansons, s'est souvenu sur Facebook des confidences amusées que lui avait faites le disparu, après une composition pour un producteur de films de renom.

"Ne leur dis jamais combien ce travail nous est facile et comme il nous a été plaisant d'écrire ces chansons. Autrement, ils ne nous verseront plus jamais autant d'argent !"

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