11 novembre 1918 : la paix signée dans un wagon en forêt de Compiègne

La signature de l\'armistice
La signature de l'armistice (France 2 Culturebox capture d'écran)

Le 11 novembre 1918, à onze heures du matin, les armes se taisaient. L’armistice avait été signé au petit matin dans un wagon, en pleine forêt de Compiègne, dans la clairière de Rethondes. Entre le premier coup de feu tiré quatre ans et trois mois plus tôt, et la fin des combats, la guerre a tué neuf millions et demi de personnes. Elle fera encore de nombreuses victimes parmi les blessés.

Le wagon, ou plutôt la voiture de chemin de fer aujourd'hui exposée à la clairière de Rethondes n'est pas le modèle original. Alors qu'Hitler, dans un esprit de revanche, avait signé l'armistice de 1940 dans le véritable "wagon" de 1918, il a ordonné aux SS de le détruire quelques semaines avant la capitulation du IIIe Reich. Celui que l'on visite est sa réplique, un véhicule sorti des mêmes ateliers la même année, soit 1913. Tout y a été reconstitué à l'identique. A l'origine, cette voiture mise à la disposition de l'état-major français à partir d'octobre 1918 était un wagon restaurant ayant desservi les lignes de l'Ouest de la France, au départ de la gare de Montparnasse puis de Saint-Lazare. 

Reportage : France 2 M. Tissier / S. Gripon / M. Renier / Y. Kadouch / JC Branger

Le wagon symbole de l'armistice et de l'humiliation allemande

Hitler ne s'y est pas trompé, le "wagon" reste le symbole d'une Allemagne humiliée par les conditions du traité de paix. Il était pour toule l'Europe celui de la fin de ce terrible conflit qui a tué entre neuf et dix millions de personnes. Un chiffre qui ne tient pas compte d'environ un million de disparus dans les diverses armées ni des blessés morts après la fin de la "Der des ders" qui ne l'a, hélas, pas été.

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