Folle journée de Nantes : nos dix concerts incontournables

Nemanja Radulovic sera à la Folle Journée de Nantes 2019
Nemanja Radulovic sera à la Folle Journée de Nantes 2019 (VLADIMIR VYATKIN / SPUTNIK)

Il y aura 290 concerts cette année à la "Folle journée de Nantes", sur le thème du carnet de voyage, qui commence ce mercredi 30 janvier 2019 (jusqu’au dimanche 3 février). Nous en avons sélectionné 10. Un choix cornélien mais… réfléchi, et qui ne signifie en aucun cas que les 280 autres sont négligeables. Bien au contraire.

1
La "Symphonie du Nouveau Monde" de Dvorak
Parce que pour la première fois un grand compositeur, Dvorak, séjourne aux Etats-Unis et s’inspire de mélodies populaires américaines qu’il mélange à d’autres de sa Bohème natale. Bel équilibre de l’Ancien et du Nouveau Monde, idéal à écouter en famille. Fayçal Karoui dirige dans l’immense auditorium Christophe Colomb, dimanche 3 février, 11 heures (Concert 228 à la billeterie).
2
"Mozart à Prague"
Avec la symphonie du même nom par le Sinfonia Varsovia et le sublime concerto pour clarinette par le Nantais Raphaël Sévère. "Mozart à Prague", c’est vendredi 1er février, 9 heures 30, à l’auditorium Colomb. Option de rechange, Mozart à Paris en divers lieux et jours. Mozart l’incontournable… (Concert 78).
3
Anne et Yann Queffélec
Anne Queffélec est un peu (avec Boris Berezovsky et la regrettée Brigitte Engerer) une des mascottes de Nantes, fidèle depuis tant d’années et donnant chaque année plusieurs concerts dans divers programmes. Elle jouera aussi Mozart mais ce concert-lecture, avec son frère Yann, l’écrivain, mêlera des textes sur la mer à des musiques de Ravel, Debussy et Liszt. Intrigant, excitant. Samedi 2 février, 22 heures 15, salle David-Néel. (Concert 176). 
4
Nemanja Radulovic et son ensemble Double Sens
Nemanja Radulovic, le violoniste à la longue chevelure brune et aux allures de rock-star fait toujours le buzz. On lui offre d’ailleurs, à lui et son petit ensemble, le grand auditorium dans un programme de pièces de genre de Dvorak, Khatchaturian ou Rimsky-Korsakov, qui reprend en partie son dernier Cd, inégal de notre point de vue. Mais Radulovic est aussi un homme de spectacle, à voir donc en live, qui fascine ou… exaspère mais ne laisse pas indifférent. Auditorium Colomb, le 31 janvier à 21 heures ou le 1er février à 19 heures 15 (Concerts 38 et 84).
5
"Harold en Italie" de Berlioz
Puisqu’aussi c’est l’année Berlioz, allons entendre ce beau poème symphonique lumineux comme l’Italie, et tendre et joyeux, et solaire. Surtout avec l’alto (qui a un rôle de soliste) du jeune et excellent Adrien La Marca. L’orchestre du Tatarstan qui l’accompagne sera à découvrir. Vendredi 1er février, auditorium Colomb, 21 heures (Concert 85).
6
Justin Taylor
Justin Taylor, c’est le jeune claveciniste dont tout le monde parle et qui pourrait même faire de l’ombre à la "star" Jean Rondeau. Il joue un programme très original qui voit se télescoper l’empereur de la sonate, Domenico Scarlatti, et le Hongrois contemporain György Ligeti. Que va-t-il en sortir ? Seul Taylor le sait car Taylor is rich (musicalement) Vendredi 1er février, salle La Pérouse, 16 heures. (Concert 123).
7
"Des canyons aux étoiles" d’Olivier Messiaen
Une œuvre-fleuve pour découvrir l’univers de Messiaen mais les mélomanes nantais y sont désormais habitués. Les canyons en question sont ceux de l’Ouest américain, Colorado compris. Le pianiste sera Jean-Frédéric Neuburger, l’orchestre de Nouvelle-Aquitaine dirigé par Jean-François Heisser. Deux artistes discrets et de grand talent. Samedi 2 février, Atelier LU, 15 heures (Concert 215).
8
Un joli programme enfants : Gershwin, Borodine...
Un très joli programme où l’on peut emmener les enfants, avec deux œuvres très populaires qui en encadrent une à découvrir. Gershwin et son "Américain à Paris" (si l’on ne sait pas ce que voyager veut dire), Borodine et ses "Steppes de l’Asie centrale" (à cheval ou à dos de chameau) encadrent les chatoyantes "Escales" du Français Jacques Ibert où, de Sicile en Tunisie et à Majorque, est évoqué le monde luxueux et alangui des croisières. Claude Kesmaecker dirige l’orchestre de la musique de l’Air en grande tenue. Vendredi 1er février, Atelier LU, 14 heures 30, samedi 2 février, même lieu, 12 heures (Concert 137 et 214). 
9
Francesco Tristano
Francesco Tristano suscite les mêmes réactions que Nemanja Radulovic. Le pianiste coutumier d’expériences oscillant entre Bach et la techno s’arrête cette fois, avec son ami le pianiste américain Bruce Brubaker, sur les "Années de pèlerinage" de Franz Liszt associées aux minimalistes américains (Philip Glass) et à ses propres compositions. Tristano prévient : "C’est un road trip". Et peut-être conviera-t-il ensuite les spectateurs à une rave party quelque part dans Nantes… Samedi 2 février, Atelier LU, 22 heures 15. Le concert du dimanche 3 février à 19 heures 30 (même lieu) est un peu plus mystérieux, autour de la ville de Detroit, siège d’usines automobiles (Motor City) et de maisons de disques de musique noire (Motown). (Concert 218 et 290). 
10
Nicholas Angelich et Lucas Debargue
Ils ne sont pas 10, ils sont 11 ! On réunit ici deux stars du piano français qui ne sont jamais, ou que rarement, venus à Nantes. Nicholas Angelich d’abord (concert 155) qui mettra assurément beaucoup de musique dans le virtuose "1er concerto" de Liszt. En première partie un poème symphonique du même Liszt, dirigé par Fouad Ibrahimov, récent lauréat du concours de chef d’orchestre Svetlanov co-organisé par Radio-France. Ce sera à l’Auditorium Colomb le samedi 2 février à 15 heures 45. Le lendemain, dimanche 3 février, même lieu, mais à 14 heures 15, le jeune Lucas Debargue jouera le "5e concerto" de Camille Saint-Saëns, hyper-virtuose aussi : le mouvement lent est inspiré d’une mélodie égyptienne, la première partie sera la peu connue "Suite algérienne" du même Saint-Saëns qui mourut d’ailleurs à Alger. (Concert 155 et 230)

Et comme "jamais deux sans trois", un des plus grands pianistes d’aujourd’hui, et un des plus discrets, le Brésilien Nelson Goerner, sera aussi le samedi 2 février à l’Auditorium Colomb, peu après Angelich (à 19 heures 15) dans le "1er concerto" de Chopin, composé… à Paris (concert 157).  


La Folle journée de Nantes est à suivre aussi sur France 3 Pays de la Loire
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