Paris Fashion Week masculine printemps-été 2019 : clap de fin en 10 images

La mode masculine s'émancipe à force d'audace et de créativité dans les couleurs, les matières, comme l'a démontré du 19 au 24 juin la Paris Fashion Week printemps-été 2019. A suivre de près : des couleurs claires mais aussi des vives, des matières à effets comme le Vinyl et l'Organza, beaucoup d'accessoires et de bijoux sans oublier une inspiration rap. Quelques images chocs !

Getty Images
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Chez le Japonais Yohji Yamamoto, le vestiaire se déstructure : les vestes se parent de multiples fermetures éclairs, les poches ne tiennent plus qu'à un fil. Les vestes noires, rehaussées par des empiècements rouges ou violets, se portent longues, sur des pantalons ultra-larges et fluides. Des imprimés, dessins ou peintures de femmes nues, fleurs et motifs léopard viennent pimenter d'une touche subversive ces silhouettes.  Julien de Rosa/EPA/Newscom/MaxPPP
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Un show Thom Browne, c'est toujours une mise en scène ! Cette saison, le créateur américain s'est installé dans un jardin de jeux pour enfants. Petites barrières blanches, ballons, moulins à vents de couleurs... le décor est planté. Le show débute avec l'arrivée de mannequins habillés en nains de jardin chargés d'une brouette ou d'une tondeuse à gazon, puis voici des mannequins vêtus de grands manteaux ou de vestes amples (rose, vert, jaune, bleu ou vichy) avec des gigantesques broderies crabes, baleines et homards. En dessous des pantalons, des jupes longues, des shorts au choix et un petit canotier en paille sur la tête ! Swan Gallet/WWD/Shutter/SIPA
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"Pour l’été 2019, j’ai eu envie de dépasser le streetwear, de trouver une nouvelle forme de sophistication, de redonner de la valeur au design et à l’artisanat. J’ai eu envie de retrouver une forme de luxe plus intime", explique Lucas Ossendrijver. "Il y a des contrastes entre le soir et le jour, la couleur et le noir, le rigide et le souple, le plat et le relief" poursuit le D.A. des collections homme de Lanvin. Cette saison, un tatoueur a imaginé des dessins d’animaux préhistoriques, de symboles mystiques, où les étoiles et les insectes forment une encyclopédie imaginaire imprimée sur des chemises en soie ou en viscose.ALAIN JOCARD / AFP
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Les couleurs vives et motifs seventies du designer et architecte danois Verner Panton, disparu en 1998, ont inspiré la collection de Dries Van Noten. Réputé pour son travail sur la couleur, le créateur flamand reproduit les motifs hypnotiques en forme de vagues, dégradés de jaune, moka, bleu roi ou orange, sur des grands manteaux droits, des costumes, des t-shirts et shorts de bain. Les mannequins portent des parkas transparentes longues ou courtes. La matière phare est un Nylon technique laqué décliné en noir, bleu, émeraude ou terre. BERTRAND GUAY / AFP
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David Bowie avait utilisé la mode pour devenir une des figures emblématiques de notre temps. Son impact sur les créatifs et les fans perdure et Wooyougmi s'en inspire pour une silhouette bohème romantique entre masculinité et féminité. Une veste et une chemise assorties en glam yellow rendent ainsi hommage à un cliché du chanteur signé Terry O'Neill en 1974. A noter de très intéressants looks réalisés dans un tissu photoluminescent pour une approche futuriste et high-tech. Côté accessoires : des bottes en cuir à talons, des colliers et des sacs à main.BERTRAND GUAY / AFP
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Paul Smith défie les codes vestimentaires familiers : une forme exagérée rappele les tendances passées mais la construction et le style sont contemporains. La fonctionnalité est enracinée dans l'esprit du créateur anglais qu'il célèbre avec des silhouettes floues, des vêtements de sport inspirés par l'amour du cyclisme qu'il affectionne. Pionnier de l'utilisation des techniques d'impression photographique au début de sa carrière, il revisite le processus cette saison au travers de ses photographies d'archives qui s'impriment sur les vêtements. Côté accessoires : chez les femmes qui défilaient une nouvelle bottine à lacets en peau de serpent et des sacs à main réinterprétant le drapeau de la ligne d'arrivée d'une course dans un damier en cuir tressé.  ALAIN JOCARD / AFP
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Pour Chitose Abe chez Sacai, la saison ne constitue plus un problème : elle emprunte les motifs et les tissus associés à une saison pour les transposer à une autre. Ici les tissus de printemps sont mélangés avec des vêtements de sport et des formes et des détails militaires. La créatrice japonaise poursuit son travail sur les hybridations improbables mais cependant réussies. Dominique Maitre/WWD/Sh/SIPA
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Chez le créateur Belge Walter Van Beirendonck, les surprises sont toujours au rendez-vous et sa collection "Wild is the wind" en est une fois de plus l'exemple. Ici loin des tendances actuelles, il exprime ses envies. Sa collection est construite ou plutôt déconstruite autour de l'idée du squelette : vestes, manteaux et pantalons se détachent. Chacun peut composer sa tenue à sa façon en raccrochant les différentes pièces des vêtements avec des sangles....  Le fluo - jaune et orange - est dominant ainsi que des patchs et des broderies.    Christophe Ena/AP/SIPA
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Le directeur artistique Glenn Martens propose de nouvelles silhouettes en enveloppant blazers, manteaux, hoodies, bodys et mini-robes sous des membranes amovibles de Nylon et de Lycra. La superposition agit à la fois comme élément de protection et de styling. La collection Y/Project introduit également une technique de travail des volumes avec des constructions 3D "pop out" sur les vestes en denim et les jeans. Des tissus polychromes sont retravaillés à la main, percés par des clous décoratifs. WWD/Shutterstock/SIPA
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Chez le Belge Raf Simons, c'est une silhouette de dandy punk qui a défilé. Les vestes de costume et les manteaux satinés ont des carrures exagérées, les pulls immenses ont des manches à rallonge et des ouvertures. Les chemises à la mèche rebelle se portent ouvertes sur des hauts formés par des filets à larges mailles qui laissent voir le torse.Julien de Rosa/EPA/Newscom/MaxPPP
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