"Cette idée de ne pas s'arrêter sur qui est assis au premier rang, c'est vraiment très bien" : privée de défilés en public, la Fashion week fait son show en ligne

Le designer italien Maurizio Galante dans son atelier parisien, le 30 juin 2020.
Le designer italien Maurizio Galante dans son atelier parisien, le 30 juin 2020. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

La Fashion week de Paris a débuté lundi. En trois jours, trente-trois maisons de couture défilent avec des shows d'un nouveau genre car en raison de la crise sanitaire, les défilés se passent exclusivement sur internet. 

Pas de limousines noires, pas de photographes, pas même de carton d'invitation. En raison de la pandémie de coronavirus, les défilés de la Fashion week de Paris, qui a débuté lundi 6 juillet, se font exclusivement en ligne. Chaque maison dispose ainsi de 20 minutes maximum pour présenter sa collection haute couture. 

Et la contrainte ne déplaît pas au créateur Maurizio Galante. La vidéo que le créateur italien a conçue pour présenter sa collection met en scène une mannequin unique qui descend un escalier infini dans des tenues qui évoluent comme par magie. "J'aime bien les défis, explique Maurizio Galante. Cette idée de ne pas s'arrêter sur qui est assis au premier ou au deuxième rang, la starlette qui arrive et qui part... Arriver à raconter et montrer une collection avec tous ses détails, toute sa poésie, c'est vraiment très bien."

Diffusés sur une plateforme et relayés sur les réseaux sociaux

L'évènement aurait pu être annulé mais avec leurs défilés sur internet, Londres et Milan seraient devenues les capitales de la mode. Alors la Fédération de la haute couture et de la mode a réagi. La plupart des diffusions sont visibles sur une plate-forme, relayées par les réseaux sociaux. La haute couture devient dématérialisée. "Je pense que le défilé va rester pour toujours, estime Maurizio Galante. Il a un charme et une force différents d'un film. Par contre là, c'est une possibilité, on arrive à passer un vrai message réfléchi."

Tout le monde disait qu'on était en train de voir la fin de la haute couture, je trouve que c'est tout à fait le contraire.Maurizio Galente, créateurà franceinfo

"Là on fait des pièces uniques, (la haute couture) démontre qu'elle est toujours là au bon moment", reprend Maurizio Galente. Quant aux retombées économiques pour la capitale, elles dépassent habituellement le milliard d'euros avec des centaines de taxis, d'hôtels, de traiteurs mobilisés, mais pour ça, il faudra attendre septembre et le retour des vrais défilés.

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