D'Azzedine Alaïa à Murakami : 6 expositions mode à découvrir cet été à Paris

D’un côté le travail de couturiers comme le grand Azzedine Alaïa, le jeune Virgil Abloh ou l'oublié Tan Giudicelli, de l’autre celui de photographes ou d'artistes de la scène contemporaine jusqu'au courant Transgenre. Voici mon parcours hétéroclite de galeries parisiennes ayant toutes comme fil rouge la mode à découvrir cet été.

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Ce sont 41 œuvres choisies par Olivier Saillard parmi les 115 qui constituent la collection de 1992, éloge à la Marquise de Pompadour. Cette exposition est l'une des plus importantes (pas seulement par sa taille) de l’histoire du couturier franco-marocain explique le commissaire d’exposition : "La collection printemps-été 1992 propose un condensé de couleurs et de liberté. Elle est vivante (…) Pour ce show ont défilé les plus grands top models : Carla Bruni, Naomi Campbell, Yasmeen Ghaur (….) Sous des jupes longues ou courtes, les broderies anglaises bordent les ourlets et soulignent les revers d’une veste. Les coupes sont rigoureuses. Il y a une profusion de décolletés avec des balconnets pigeonnants. Mais c’est avec le cuir qu'il donne l’interprétation la plus étonnante de sa vision de la mode du XVIIIe siècle : perforée, la matière brute devient dentelle et forme des bustiers ajourés et des corsets qui soulignent la taille. 
"L'alchimie secrète d'une collection" jusqu'au 6 janvier 2019. Galerie Azzedine Alaïa. 18, rue de la Verrerie.Corinne Jeammet
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Omega a présenté Trésor, sa nouvelle montre, qui perpétue 100 ans de créations horlogères féminines. Pour l’occasion, Nikos Aliagas a shooté des portraits de femmes exposé à la boutique Omega : "Je voulais de l’innocence, de la spontanéité pour sublimer leur dimension mystérieuse et donner une sorte de filtre au temps qui masque ou qui met en ordre nos envies, nos obligations… Notre vie tout simplement. C’est l’âme le thème du sujet. Avec, au final, l’intuition de donner vie à cette montre qui, parce qu’elle n’a rien de superflu, semble évidente, pérenne et avoir toujours existé". 
"Et un jour, une femme… " jusqu’au 2 septembre. Boutique Omega. 35, Bd des Capucines. Nikos Aliagas
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Couturier corse et vietnamien à la fois, Tan Giudicelli est venu travailler à Paris. Avant de créer des robes folles, il entre chez Dior, puis sera l’un des stylistes chez Chloé puis crée MicMac, nom trouvé par Françoise Sagan. Il reste 10 ans chez MicMac. En 1974, il lance la collection couture Tan Giudicelli  Deux ans plus tard, c'est la création de sa collection prêt-à-porter, T13. En 1988, il entre chez Hermès où il reste jusqu’en 2012. Cette exposition propose peu de robes mais beaucoup de croquis très récents et surtout de sublimes bijoux.
"Tan Giudicelli. Dessins et Accessoires" jusqu’au 28 juillet. Galerie du Passage Pierre Passebon. 20-26, galerie Véro-Dodat. Olesya Okuneva (portrait)
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La Maison Guerlain a près de deux siècles, Emmanuelle Rybojad à peine le quart d’un. Pour célébrer Rouge G, son rouge à lèvres iconique et personnalisable, le parfumeur a invité l'artiste plasticienne à exprimer son monde d’illusions lumineuses et cinétiques à travers une installation d’oeuvres d’arts vibrantes et colorées. Résultat : un jeu de néons sur des bouches sensuelles, féminines et énigmatiques. Une rencontre entre la beauté et l’art, à travers des oeuvres créées pour cette collaboration, exposées et proposées à la vente.
"Guerlain x Emmanuelle Rybojad" jusqu’à fin novembre 2018. Boutique Guerlain. 68, avenue des Champs-Elysées. 2018 Emmanuelle Rybojad All rights reserved
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Entre Marche des fiertés en juin, le Festival d’Avignon en juillet dont le thème est "le genre, la trans-identité, la transsexualité" et les Gay Games en août, Transegeria rappele qu'il aura fallu du temps pour que les Nations Unies donnent aux transgenres le droit d’exister sans discrimination en application de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Reflet de l’importance sociale et culturelle des égéries Trans pour la communauté LGBT+, Transegeria réunit photos et vidéos et propose des rencontres et des débats permettant le partage d’expériences personnelles dans ce combat communautaire.
"Transegeria - Le Pari(s) du genre" jusqu’au 14 septembre. Alfalibra Gallery. 324, rue Saint-Martin. Galia Salimo par Stéphanie Renoma
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