Bernard-Henri Lévy croit au "repentir" de Yann Moix, après l'exhumation de ses dessins et écrits antisémites

Bernard-Henri Lévy et Yann Moix à Paris, le 18 octobre 2015. 
Bernard-Henri Lévy et Yann Moix à Paris, le 18 octobre 2015.  (EREZ LICHTFELD/SIPA)

Dans une lettre ouverte, "BHL" prend la défense de l'écrivain dont il est proche et qui lui a demandé "pardon" pour ses dessins et textes négationnistes parus dans sa jeunesse. 

Au lendemain des excuses de Yann Moix dans "On n'est pas couché" sur France 2, Bernard-Henri Lévy a affirmé dimanche 1er septembre, dans un éditorial publié par Le Point, qu'il croyait au "repentir" de l'écrivain. 

"Je crois au repentir. Je crois à la réparation", a affirmé "BHL", s'exprimant pour la première fois sur l'affaire qui a éclaté mardi, lorsque des dessins de Yann Moix à caractère antisémite ainsi que des textes négationnistes ont refait surface"Quand un homme, tout homme et donc aussi un écrivain, donne les preuves de sa volonté de rédemption, quand il s'engage, avec probité, dans le corps-à-corps avec ses démons, je pense qu'il est juste de lui en donner acte, de lui tendre loyalement la main et, si on le peut, de l'accompagner", a ajouté Bernard-Henri Lévy.

Tous deux se connaissent depuis 1993 et ont noué "un compagnonnage littéraire qui dure jusqu'aujourd'hui". "Ce n'est pas une mince affaire que de tordre le cou, même quand on est très jeune, au vieil homme antisémite en soi. Il ne suffit pas de dire 'j'ai changé'. Ni de s'autoproclamer 'meilleur ami des Juifs'", a précisé le philosophe.  

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